Royal du Perron

Mercredi 28 août 2013

par Royal du Perron

ArtsExpositions

Grace de Monaco

De Philadelphie à Monaco, Grace Kelly – au-delà de l’icône


J’ai toujours eu pour Grace Kelly, une admiration immense. D’abord pour sa grâce (décidément elle portait bien son nom) et son élégance mais aussi pour son charme et son talent d’actrice. Quand elle monta sur le paquebot à New York pour aller rejoindre et épouser son prince, il y avait foule sur le quai et les médias ont rapporté toutes les étapes de sa traversée.  J’avais alors 12 ans et cela me passionnait.

L’exposition

Dès les premiers pas franchis, on a l’impression d’être un peu la personne indiscrète qui ouvre le coffre à bijoux de la princesse.  Beaucoup d’éléments strictement privés sont étalés ici au grand jour.  La correspondance avec les célébrités contemporaines, la noblesse, la monarchie, les têtes couronnées.  Même Élisabeth d’Angleterre, longtemps reconnue pour ne pas aimer les actrices, et qui ne s’est pas déplacée pour assister au mariage, pas plus qu’aux funérailles, lui adressa un jour un mot de remerciements pour les photos reçues. Des acteurs et actrices, chanteurs et chanteuses reconnues mondialement aimaient lui adresser de petits billets manuscrits remplis d’amour et de tendresse.  Les Jack Nicholson, Joséphine Baker, Clark Gable étaient à ses pieds. Le miracle – et le Prince Rainier III l’a bien compris en l’épousant – Grace Kelly n’a pas eu à se transformer pour devenir Grace de Monaco.  Elle était déjà princesse quand elle déambulait sur les plateaux de son ami et mentor Alfred Hitchcock.


Grace Kelly
Grace Kelly dans High Society (1956)

 

Grace Kelly Oscars
Lors des Academy Awards de 1955, meilleure actrice pour The Country Girl


Quand Grace aimait un vêtement ou un objet, elle l’utilisait beaucoup. Sa robe grise, elle l’a longtemps portée.  Son sac Hermès est devenu si populaire que le designer en a fabriqué un identique et l’a commercialisé sous le nom de sac Kelly. Évidemment, il est bien en montre avec une jolie paire de gants. L’expo permet de voir quantité de robes et tailleurs, dont la robe fleurie qu’elle portait à l’ouverture du Pavillon de Monaco, lors de l’exposition universelle de Montréal, en 1967.  Un court vidéo accompagne cette pièce.  Mais je laisserai la haute couture à mon collègue Mario Landerman qui en parlera dans son reportage.


Grace de Monaco
Photo connue mondialement dans les escaliers du palais de Monaco, de 1960


Le Musée a eu la bonne idée d’utiliser d’immenses photos sur grands panneaux pour illustrer les étapes marquantes de sa vie. Des vidéos et l’audioguide ajoutent un complément d’information à la visite. J’ai été charmé par cette exposition qui m’a donné l’occasion de me rapprocher davantage d’une personne que j’ai vraiment admirée et aimée, presque adulée. 

Conclusion 

Comme le reste du monde, à son décès, j’ai eu le cœur en mille miettes. Il était normal que lors d’un séjour prolongé sur la Côte d’Azur, j’aie voulu me recueillir sur la tombe de celle qui aujourd’hui  dans cette exposition à Montréal nous permet de voir la femme, bien au-delà de l’icône.

Tombeau

Tombeau de la Princesse Grace dans la Cathédrale de Monaco

 

Au Musée McCord  jusqu’au 6 octobre.

Activités reliées à l'exposition :

PROJECTIONS DE FILMS
Mercredi 11 septembre à 18 h 30 :
Dial M for Murder, réalisé par Alfred Hitchcock/1954. (Anglais avec sous-titres français).
Mercredi 18 septembre à 18 h 30 : To Catch a Thief, réalisé par Alfred Hitchcock/1955. (Anglais avec sous-titres français).
Mercredi 25 septembre à 18 h 30 : The Country Girl, réalisé par George Seaton/1954. (Anglais avec sous-titres anglais)

SOIRÉE « GRACE KELLY »
Mercredi 25 septembre, de 17 h à 21 h

Les visiteurs sont invités à visiter le Musée vêtus à la «Grace Kelly». Les participants courront la chance de gagner des prix de présence!

Photo du tombeau de Royal du Perron (1996)

Autres photos : Web