Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Accueil Arts Multiples Arts Visuels Cinéma Livres Humour Musique Nostalgie
Télévision/
Radio
Théâtre Société Voyages/
Tourisme
Facebook Équipe Liens Contact
Mario Landerman
Lundi, 23 janvier 2012
par Mario Landerman

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

Interstella 5555

Interstella 5555 en Blu-Ray : Mieux vaut tard que jamais

 

Depuis le mois d’octobre 2011, certains cinéphiles peuvent se régaler de la version Blu-Ray de Interstella 5555 : The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem.  Ce film, qui se veut un support animé à la trame sonore que forme le disque Discovery, de la formation techno Daft Punk, rappelle les années 80 dans ce qu’elles avaient de plus glorieux, pour ceux qui peuvent passer par-dessus le gel et les couleurs fluorescentes!


D’abord, la musique, sans laquelle rien ne serait arrivé.  Daft Punk sort Discovery en 2001, quatre ans après l’album qui les a fait connaître, Homework.  Un DC où se retrouvent les sonorisations techno, certes, mais aussi funk et disco, donnant à l’ensemble un air rétro tout droit sorti des années 80.  Apprécié de nombreux fans, Discovery rencontra cependant quelques critiques, pour les mêmes raisons.


Mais Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, le duo derrière Daft Punk, n’avaient pas dit leur dernier mot.  Quatre vidéo clips reprenant les quatre premières pièces de Discovery sont diffusés entre autres à MTV.  Un plus large public se familiarise alors avec  ce qui deviendra Interstella 5555.


L’attrait de ces clips vient que chacun d’entre eux se tient seul.  Mais mis ensemble, ils forment les pièces d’un plus grand puzzle, un qui ne cessa d’intriguer les fans…et la critique.  De plus, avec  Leiji Matsumoto au graphisme, le design visuel rappelle furieusement Albator ou Galaxy Express 999, des émissions qui ont enchanté les jeunes des années 80.


Finalement, le film complet sort en 2003 dans les cinémas.  Un succès tant populaire que critique, l’histoire derrière ces quatre intrigants vidéo clips était enfin dévoilée au grand public.


Octave, chanteur et joueur de synthétiseur ; Arpegius, guitariste ; Stella, bassiste et Baryl, batteur sont kidnappés durant un concert sur leur planète.


Ramenés sur Terre puis transformés en humains, à l’aide d’un processus automatisé, ils deviennent des stars planétaires au sein du groupe Crescendolls.


Mais cette célébrité cache un bien maléfique personnage, le Comte de Darkwood, qui les contrôle psychologiquement et physiquement.  Il pose en imprésario des quatre musiciens.  Cet être sinistre détient leurs mémoires originales, ce qui les prive de tout souvenir et de tout sentiment.


Avec l'aide de Shep, un compatriote fan du groupe, mais davantage amoureux de Stella, ils réussissent à sortir de l'emprise du Comte et trouvent la raison de leur enlèvement : leur kidnappeur a l'intention de conquérir l'univers en utilisant des chanteurs et groupes extra-terrestres pour gagner des disques d'or sur Terre. Au 5555e disque, il aura le pouvoir de réaliser son sinistre dessein.  On apprend ainsi que quelques-uns des grands noms de la musique terrestre sont en fait des kidnappés de l’espace qui ont subi des traitements similaires.  Amusez-vous à les identifier!


Le film fourmille de références aux années 80, que les aficionados de l’époque auront un grand plaisir à relever.  Que ce soit des allusions très peu subtiles à Goldorak ou à Coca-Cola, en passant par celles, plus subtiles, de Thriller et The Terminator, une écoute ne sera pas suffisante pour tout relever!


Le film, d’une durée de 65 minutes, est présenté en format 4/3, la norme des anciens écrans de télévision.  Comme il s’agit d’une trame musicale mise en images, il n’y a pas de choix de langues.  Le menu est cependant disponible en français et en anglais.
La musique peut être écoutée en deux formats, soit en DTS-HD Master Audio 5.1, ou encore en stéréo.


Parmi les extras, on trouve une lecture interactive du film, des biographies de Daft Punk et Leiji Matsumoto, des fiches sur les personnages, et un montage karaoké de Digital Love.  Un bonus est caché sur le disque!  À vous de le découvrir!


Ce film devrait figurer en bonne place dans les vidéothèques des amateurs de musique et d’animation japonaise.  L’histoire, simplifiée afin de ne pas avoir de dialogues, ne sera pas du goût de tout le monde.  Mais il demeure étonnant, comme pour les films muets, de voir ce qui peut être raconté sans même prononcer un mot.  Le succès de L’Artiste actuellement tend à me donner raison sur ce point!

 

Pour en savoir plus : http://www.bacfilms.com/site/interstella/

©2012, zoneculture.com--Tous droits réservés