Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Accueil Arts Multiples Arts Visuels Cinéma Livres Humour Musique Nostalgie
Télévision/
Radio
Théâtre Société Voyages/
Tourisme
Facebook Équipe Liens Contact
Royal du Perron
Lundi, 19 mars 2012
par Royal du Perron

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

Bossé

L’empire Bo$$é au royaume des bandits à cravate

ÉtoileÉtoile

Bernard Bossé fut l’un des plus puissants et influents hommes d’affaires du Québec.  Orphelin de père, le jeune Bossé fait très tôt preuve d’un esprit d’entreprise extraordinaire que rien ne semble pouvoir arrêter. Il devient la tête d’un gigantesque empire financier à une vitesse vertigineuse.  À travers ce récit, son parcours en montagnes russes nous  est raconté alors que sa vie semble un combat perpétuel.  Bossé sera de tous les gros coups financiers, mais également de tous les scandales. « Le portrait de Bernard Bossé n’est pas toujours flatteur… mais toujours drôle», selon le synopsis émis par Lyla Films, le producteur.  


Une vie en montagnes russes, d’accord. Toujours drôle, pas sûr.  Il faut dire que les visionnements de presse ne donnent pas une idée très juste de la façon dont peut réagir une salle, les journalistes critiques de cinéma étant imperturbables.  Le film est basé sur un scénario de Luc Déry, Yves Lapierre et André Ducharme. Le rôle principal, tenu par le populaire humoriste animateur Guy A. Lepage n’est hélas pas incarné par un acteur et c’est bien dommage.  C’est à Claude Legault que revient l’honneur de défendre avec brio un personnage naïf et attachant.  L’acteur nous montre ici l’étendue de son talent. Valérie Blais quant à elle, se métamorphose en une espèce de folle finie (pratiquement méconnaissable avec ses dentiers) dont Bernard Bossé veut épouser la fortune familiale.  Il y a beaucoup de satire dans ce film, certaines scènes, comme celles du temps des Fêtes ou même du bal masqué, relèvent de la caricature.  


De talentueux acteurs viennent ponctuer de leur présence ce parcours dans le monde des crapules cravatées.  Les Gabriel Arcand, Élise Guilbeault, James Hyndman et Benoît McGinnis apportent leur talent à la production.  On se demande d’ailleurs ce qu’ils font là ; de si grands talents au service d’une œuvre aussi mineure.  Quand même, une narration bien sentie de Jean-François Casabonne ajoute un bel emballage au film.  Néanmoins, le film se dirige tout droit vers la remise des Prix Aurore d’Infoman l’an prochain et ceci dans la plupart des catégories.


Bernard Bossé était un minable.  Il profitait des subventions pour lancer de nouvelles entreprises. Il s’est enrichi avec l’argent des contribuables et la complicité du pouvoir politique. Tout y passe : un premier ministre et ses balles de golf, complice de crapuleries mais qu’on ne peut nommer «de crainte d’avoir des poursuites», une commission d’enquête largement télévisée pendant des mois où les témoins souffrent d’amnésie.  Il faut bien que ces choses-là soit dites, montrées et démontrées, autant que possible sur grand écran. Le message est clair pour  le réalisateur Claude Desrosiers qui avoue d’emblée: «L’empire Bossé n’est pas un film politique mais un film qui se paye la tête du milieu des affaires en révélant la collusion qui s’y joue.»

 



Si vous désirez revoir sur grand écran ce dont les médias vous parlent depuis des années, allez-y, sinon, vous pouvez regarder le téléjournal, c’est souvent le même propos. En mieux joué.


En salles, le 16 mars.


Pour en savoir plus : www.lempirebosse.com

 

Photo et vidéo : Alliance Vivafilm

©2012, zoneculture.com--Tous droits réservés