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Royal du Perron
Mercredi, 1er f/vrier 2012
par Royal du Perron

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La dame de fer

La dame de fer : un autre Oscar pour Meryl Streep ?

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Je ne savais pas à quoi m’attendre quand je me suis rendu au visionnement de presse.  J’ai eu une pensée pour Helen Mirren dans son rôle de Sa Majesté la Reine.  Je savais bien pourtant que le film serait totalement différent. Mais j’aimais penser aux deux grandes actrices dans leur interprétation respective de personnalités internationales.


La comparaison s’arrête là. La dame de fer n’a strictement rien de la souveraine du Royaume-Uni et ses territoires d’outre-mer.  Les relations entre les deux dames étaient plutôt saugrenues a-t-on maintes fois répété, la première se plaisant à faire des génuflexions nettement exagérées devant la reine qui feignait de n’avoir rien vu.  Mais la scénariste Abi Morgan n’a rien voulu de cela, se plaisant plutôt à nous démontrer la vie d’une Margaret Thatcher vieillissante et sénile à travers le prisme de ses souvenirs épars.  


Margaret Roberts, 26 ans, fille d’épicier épouse Denis Thatcher, un homme d’affaires prospère (1951); devient Membre du Barreau anglais et donne naissance à ses jumeaux Mark et Carol en 1953; est élue députée conservatrice dans Finchley en 1959; est nommée cheffe du Parti Conservateur en 1975; l’Union soviétique la nomme «Dame de fer» car elle s’oppose au communisme en 1976; devient Première ministre aux élections générales en 1979; se bat pour récupérer les Malouines aux mains des Argentins en 1982; obtient un second mandat aux Communes en 1983; survit à un attentat de l’IRA en 1984; obtient un troisième mandat comme première ministre en 1987; Geoffrey Howe, son principal lieutenant démissionne, ce qui ébranle sérieusement son leadership et elle démissionne en 1990; est nommée Baronne Thatcher au Sénat (House of Lords) en 1992; son conjoint Denis meurt en 2003; Margaret vit discrètement à Londres depuis ce temps, se réservant d’occasionnelles apparitions publiques.

Le film se déroule donc dans une série de flashbacks alors que la dame de fer se remémore ce qu’a été sa vie.  Souvent, elle n’a pas réellement contact avec la réalité, par exemple, s’imaginant que Denis est encore vivant.  Il est là, elle lui parle mais c’est la confusion qui la rend ainsi.  En fait, elle vit avec un fantôme.  Pas étonnant que le film ait été décrié en Angleterre.  En effet, on aurait pu montrer l’héroïne du film sous un meilleur jour mais c’était le choix de la réalisatrice Phyllida Lloyd qui par ailleurs a su bien s’entourer de la grande actrice Meryl Streep qui mériterait certainement un Oscar pour ce rôle. Également de Jim Broadbent (gagnant d’un Oscar pour Iris) dans le rôle du mari et Olivia Colman dans celui de la fille Carol.

Le film comporte les qualités de ses défauts (petitesse et grandiloquence, pour ne parler que de cela) mais si vous aimez les performances d’acteurs, ne boudez pas votre plaisir, vous en sortirez un peu changé en vous disant que la vie est merveilleuse et que la santé est le plus grand bienfait. Recommandation, voir le film en anglais si vous le pouvez, on y reconnaît bien l’accent de l’héroïne.  Cette saveur serait évidemment perdue dans une version doublée en français.

 



La dame de fer, en salles présentement

 

Pour en savoir plus : http://www.imdb.com/title/tt1007029/

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