Royal du Perron

Jeudi 17 juillet 2014

par Royal du Perron

Cinéma

La Petite reine

La petite reine : quand l’étau se resserre BobineBobineBobine


Le synopsis officiel : «Le petite reine, la cycliste Julie Arseneau est sur le point de remporter la Coupe du monde. Elle fait la fierté de ses parents et de son entraîneur, JP, qui travaille quotidiennement avec elle, entre le Québec et l'Arizona. Elle enchaîne aussi les apparitions publiques pour ses commanditaires, dont Vita. À cause d'irrégularités dans ses tests antidopage, les soupçons de la Fédération québécoise de cyclisme se portent cependant sur elle. Lorsque son médecin la dénonce, sa licence est révoquée, à l'aube de la dernière course de la saison, la Flèche Wallonne. Tentant de calmer la tempête médiatique, Julie essaie tout de même de se préparer pour la course.»

 

Ce récit cinématographie, scénarisé par Catherine Léger et Sophie Lorain, serait l’histoire romancée de la vie de l’athlète Geneviève Jeanson. Réalisé par Alexis Durand-Brault, le film nous montre une Julie dépressive mais superbement incarnée par Laurence Leboeuf, en quête constante de championnats. Elle sera prête à tout pour se hisser sur la plus haute marche du podium. Son entraîneur exigeant, J. P., magnifiquement interprété par le grand Patrick Robitaille, la poussera dans ses derniers retranchements. 

 

Mais tout ceci ne se fera pas sans heurts.  Alexis Durand-Brault s’appliquera à nous montrer une athlète songeuse, traquée, nerveuse.  C’est que la Fédération québécoise de cyclisme la pourchasse assidûment pour exiger des tests antidopage. Et le directeur de la fédé (Sébastien Delorme) est gentil mais intraitable.  Et puis, le «dealer» de l’athlète, le toubib qui l’alimente en drogues, arrêté pour trafic, révèle à la police la liste des clients où figure le nom de la célèbre championne. Du bonbon pour la presse. Un film plutôt noir où, comme la petite reine, le spectateur est pris dans un étau durant une heure cinquante.

 

Le commanditaire Vita, représenté par l’excellent Jeff Boudreault amène une touche optimiste à la vie de Julie mais aussitôt retournée à ses longues périodes d’entraînement, l’héroïne retourne bien vite dans sa dépression durable. Elle aura pourtant le soutien de ses parents (Denis Bouchard et Josée Deschênes) qui ne cesseront de l’encourager.

 

Malgré cela, fourberies, mensonges, parjures, Julie est prête à tout pour gagner. Ajoutons à ce beau cocktail les scènes d’amour et de violence avec l’entraîneur, les intrigues mesquines avec les co-équipières et une bataille épique dans un bar de Liège.  Le images à vol d’oiseau de la course finale avec la foule nombreuse tout autour relève de l’exploit. Des moments de cinéma magnifiques soutenus par une musique grandiose.  Mais on connait la finale : ayant refusé le test antidopage, la grande gagnante sera disqualifiée.

 

 

 

 

 

La petite reine de Alexis Durand-Brault, en salles actuellement.


Pour en savoir plus : http://lapetitereine-lefilm.com/accueil