Royal du Perron

Jeudi 14 mars 2013

par Royal du Perron

MusiqueSpectacles

Renée Martel

Renée Martel : en toute générosité


Renée Martel poursuit à son rythme sa tournée des salles québécoises. Nous avons eu le plaisir d’assister récemment au récital qu’elle a donné à la salle André-Mathieu de Laval.  J’espérais qu’elle chante quelques-unes de mes chansons préférées tirées de son vaste répertoire. J’ai un faible pour Cowgirl dorée, aussi pour Je vais à Londres, vieux succès d’il y a plusieurs décennies…  Je me disais qu’avec les nombreux hits obtenus en carrière, elle devrait nécessairement en laisser tomber.  Mais la généreuse Renée Martel n’est pas du genre à décevoir son public.


Disons qu’avec une santé fragilisée, elle a eu la sagesse de mettre toutes les chances de son côté en équilibrant son spectacle à l’européenne.  Elle offre à son public une première partie en la personne de la chanteuse acadienne Annie Blanchard, ex-star-académicienne de la Baie des Chaleurs, surtout connue du public pour sa formidable interprétation de la chanson Évangéline. Une chanteuse à la voix douce et suave, qui se marie bien avec celle de la grande vedette pour laquelle le public s’est déplacé.  Incidemment, la salle était remplie à craquer.


Après une courte première partie, Renée Martel a ouvert son spectacle avec la pièce Liverpool, solidement appuyée par ses six talentueux musiciens Elle a gardé son public au Royaume-Uni en chantant Je vais à Londres avec autant de fougue qu’elle ne le faisait dans les années ’70.


Après cette ouverture fort appréciée, elle a salué son public et lui confiant une excellente nouvelle : elle n’a «plus besoin de suivre des traitements de radiothérapie depuis mardi dernier.» Elle saura au mois d’août si elle est complètement remise. Salve d’applaudissements, le cœur du public vibrait au même diapason que celui de la chanteuse.


Ensuite, la chanteuse en a profité pour nous parler comme si on était dans son salon, en toute simplicité. Et elle nous a parlé de ses enfants, sa plus grande fierté, d’abord de sa fille Laurence, qui incidemment était dans la salle avec son conjoint, ensuite de son fils Dominique, le drummer du groupe, lors de la présentation des musiciens tous fort talentueux.  On a pu la voir en duo avec Annie Blanchard pour une vingtaine de minutes, deux voix complices, deux belles âmes qui se comprennent et s’apprécient.


Renée Martel taquine son fils, ses musiciens, nous parle affectueusement de ses camarades chanteurs,  son jumeau Paul Daraîche, né la même année, le même jour, à la même heure qu’elle mais… pas dans la même ville, de Robert Charlebois qui lui a composé Cowgirl dorée (qu’elle a d’ailleurs interprétée magistralement), de Richard Desjardins qui lui a composé Un cœur de cristal qu’elle a immortalisé en duo sur son album Héritage et qu’elle livre à son public comme une sorte d’offrande ultime.  Le public applaudit chaleureusement, ému de tant de générosité.


La chanteuse nous rappelle Marcel Martel, Willie Lamothe et Julie Daraîche.  Elle interprète plusieurs pots-pourris de ses grands succès en plus de chanter des grands classiques du répertoire country : Mille après mille, Quand le soleil dit bonjour… tout en inivitant le public à chanter avec elle. Et la salle s’en donne à cœur joie.


À la tombée du rideau, le public conquis se lève spontanément et une voix s’infiltre dans le tonnerre d’applaudissements : «Si vous saviez comme vous me faites du bien...»


C’est vous Madame qui nous faites du bien.

 

 

Spectacles en 2013 :

22 mars – Brossard

28 mars - Drummondville

29 Mars - Saint-Hyacinthe

06 avril – Gatineau

07 avril - Terrebonne

16 Mai 2013 – Saguenay

17 mai – Dolbeau-Mitassini

22 juin – Kapukasing, Ont.

14-15 septembre – Magog

11 octobre – Ville Vanier

18 octobre – Ste-Agathe-des-Monts

Pour en savoir plus : www.reneemartel.ca

Photo : Courtoisie Musicor