Mario Landerman

Lundi 26 août 2013

par Mario Landerman

Société

Facebook

Facebook : la face cachée du social 2.0

Je ne commettrai pas l’injure de croire que vous ignorez ce qu’est Facebook.  Le réseau social, création de Mark Zuckerberg en 2004, a fini par prendre tellement d’ampleur que bien des internautes ne peuvent imaginer l’internet sans Facebook.


Que ce soit sur l’ordinateur, l’iPad, l’iPhone, les plateformes Android, Facebook y existe afin que vous ne puissiez vous échapper de son emprise tentaculaire.  Il n’est pas exagéré de dire que beaucoup de gens y consacrent plusieurs heures à tous les jours. Ils discutent, émettent des opinions, échangent des idées, assez souvent avec de parfaits inconnus.


Soyons honnêtes.  Le réseau social a révolutionné la façon d’interagir avec l’humanité.  Pour certains professionnels, il leur a permis d'élaborer des réseaux de contacts.  Pour d’autres, on peut y chercher l’amour, sans nécessairement le trouver.  C’est un merveilleux outil de retrouvailles pour amis et membres de la famille perdus de vue.  Sans compter que les amoureux des chiens et des chats y trouvent leur paradis.  Le tout sous une enveloppe conviviale.


Malheureusement, comme toute bonne médaille, le revers de celle-ci demeure de taille.  Malgré l’aspect démocratique de Facebook, ceux démunis d’accès à l’internet ne peuvent l’utiliser. 


Les retrouvailles peuvent parfois prendre un goût aigre si, par exemple, vous retrouvez un oncle qui vous a abusé sexuellement étant petit, ou qu’on essaie de vous enfoncer dans la gorge une famille dont vous ne soupçonniez même pas l’existence.


Vous risquez de comparer votre réussite à celle de vos pairs, pour en sortir éternellement insatisfaits, envieux ou déprimé.  « Comment se fait-il que cousin Réal possède une Porsche, alors que je roule en Ford Focus? ».  Dans ce dernier cas, trop souvent il s’agit de l’arbre proverbial qui cache la forêt.  Oui, Réal possède une Porsche, mais il est célibataire, sans enfants, alors que vous en avez trois, et marié de surcroît.  Mais on ne voit que le bien matériel (l’arbre) sans voir l’ensemble de la vie de la personne concernée (la forêt).


Le chantage aux sentiments a droit de cité sur Facebook.  Tous, autant que nous sommes, avons reçu une demande de chantage aux amitiés, du genre : « Je saurai qui sont mes vrais amis si tu partages ceci sur ton mur. ».  Outre l’imbécilité d’un tel procédé, les gens intelligents ont plus souvent envie de rompre les relations avec le messager ou la messagère.


Et que dire des photos et vidéos vraiment choquantes, de chatons brûlés, de chiens mutilés, d’enfants battus, avec la mention « Combien de J’aime pour ce pauvre chien? »  C’est d’une insensibilité sans nom, et les gens qui sont assez cons pour agir ainsi méritent de se faire rappeler à l’ordre!


Les légendes urbaines pullulent, et les gens les colportent sans même prendre la peine de vérifier leurs sources.  Le triomphe de l’instantané vient avec une étiquette de prix, soit faire bon marché de la vérité.


Un autre problème de Facebook, autrement plus dangereux celui-là; les pédophiles et autres prédateurs sexuels.  Il est facile de se cacher sous une identité non menaçante, afin de mieux attirer adolescents et jeunes femmes dans sa toile, quand ce ne sont pas carrément des enfants.  Même les adultes, surtout masculins, ne sont pas à l’abri de prostituées qui veulent devenir votre amie…moyennant finances, éventuellement.  Certains sont même les heureux récipiendaires de demandes en mariage à peine déguisées en messages privés!


Facebook sert également à véhiculer la haine, que ce soit envers les gais, les noirs, mais également les adolescents.  L’intimidation 2.0 est maintenant une réalité avec ce réseau social, où on peut assassiner une réputation virtuelle avec une facilité déconcertante.


Pour contrer ces écueils, tout le monde doit s’y mettre.  Les parents, qui ont un devoir de surveiller les fréquentations virtuelles de leurs enfants.  C’est peut-être fatiguant, mais votre tranquilité d’esprit est à ce prix.  L’école, qui doit enseigner à nouveau le sens critique, sans lequel on ne peut prendre de décisions éclairées.  Enfin les autorités, qui pourraient songer à opérer en mode prévention pour les crimes 2.0 : le vol d’identité, les propos incitant à la haine, et les arnaques en tout genre. Lorsque rien n’est réglementé, l’anarchie s’installe rapidement.  Ce n’est pas pour rien qu’on a dépoussiéré le guide des bonnes manières, et mis au goût du jour en l’appelant la netiquette.


À nous tous de faire en sorte que Facebook soit l’éden de communication qu’il devrait être, et non un enfer.

 

 

Voici quelques liens qui vous permettront de tirer un meilleur parti de Facebook :

https://www.facebook.com/LesArnaquesDuWeb Une page Facebook consacrée aux diverses arnaques trouvées sur l'internet.

http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9tiquette La définition de la netiquette, selon Wikipedia.

http://www.jeunesviolencesecoute.fr/espace-jeunes/dossiers-sur-la-violence/violences-sur-internet/comment-bien-utiliser-internet-dp1.html

Quelques règles de prudence à observer sur l'internet.