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Mario Landerman
Jeudi, 8 mars 2012
par Mario Landerman

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Féminisme

La journée de la femme : Que célèbre-t-on au juste?

 

Aujourd’hui, en ce 8 mars 2012, journée de la femme, je ne peux m’empêcher de faire une réflexion sur cette fête qui cache une réalité nettement moins rose qu’on voudrait nous le faire croire.


Cette journée célèbre toutes les femmes.  Pourquoi alors y a-t-il autant de désaccords, d’injustices chez celles-là même qui devraient présenter un front uni?


Je veux, avec cet éditorial, faire toucher du doigt certaines vérités qu’on refoule volontairement, dans les associations féministes, tellement l’avancement de l’agenda prime sur tout le reste.


On entend parler énormément de la violence masculine faite aux femmes.  Ce qui est bel et bon.  Mais qu’en est-il de la violence, tant verbale que physique, faites aux femmes par des femmes?  Pas un mot ne transpire  – si ce n’est quelques livres épars écrits à la sauvette par des employées de bureau – sur ce triste état de choses, qui pourtant commence dès l’adolescence.


Des preuves?  La petite gaspésienne Marjorie Raymond.  Vous direz que je mélange intimidation et violence féminine, mais il n’en demeure pas moins qu’une adolescente en a volontairement harcelé une autre, conduisant cette dernière à la mort.  Qu’on présente l’intimidatrice comme une victime (sport populaire au Québec) ne changera rien à l’affaire.


Dans divers milieux, le crêpage de chignon est la règle.  C’est à qui va étouffer l’autre, par jalousie, envie, ou simple mesquinerie.  Il n’est pas rare de voir une bande d’employées de bureau s’acharner sur une nouvelle.  Qu’elle soit moche ou généreusement pourvue, le dénigrement est total; seul le discours change, pour un même résultat final; une femme qui ne se sent aucunement bienvenue parmi la société d’autres femmes.


Des femmes qui violentent physiquement et verbalement des hommes?  Oui, il y en a.  Certains diront que c’est un juste retour des choses, mais rien n’est juste dans le fait de violenter quelqu’un, homme ou femme.  Pour les associations féministes, admettre ce fait serait le reconnaître, et on ne veut surtout pas entacher le sacro-saint agenda.


J’ai reçu les confidences de femmes au fil de ma vie, dont certaines vous feraient dresser les cheveux sur la tête.  Tout ce que je pouvais faire, c’était de tenter de les dissuader de faire certaines actions, qui dans bien des cas impliquaient d’autres femmes. 


M’aurait-on seulement cru, moi, un homme, si je les avais dénoncées?  Permettez-moi d’en douter.  On m’aurait plus volontiers accusé de vouloir saboter le féminisme avec des déclarations mensongères.


J’ai suivi le procès Shafia avec un grand espoir que justice soit rendue.  Pourquoi alors les associations féministes se sont-elles montrées aussi silencieuses face au décès cruel de ces quatre femmes?  Quelques commentaires, du bout des lèvres, furent entendus par des féministes une fois la sentence prononcée.  Mais de solidarité féminine, point.  La loi du silence semble également se répandre face au traitement des femmes musulmanes, qui sont violentées autant par les hommes que les femmes de cette culture.


Je rêve d’un 8 mars où les femmes seront en harmonie avec elles-mêmes et leurs consœurs, qui pourront fêter ce qu’elles sont en toute liberté, de la femme au foyer à la présidente de compagnie.  À ce moment-là, les femmes seront vraiment solidaires.


Bref, je rêve qu’il n’y ait plus de 8 mars.

 

Photo : Web

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