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Royal du Perron
Vendredi, 23 décembre 2011
par Royal du Perron

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Noël

La veille de Noël dans la solitude


J’ai longtemps reçu des invitations pour passer la veille de Noël avec la famille et les amis. Maintenant, mes intimes savent que pour moi, cette nuit-là est sacrée et pour mieux jouir de cette plénitude, je préfère de loin être seul. Comment peut-on savourer ce qu’est vraiment la fête de Noël si on est entouré de gens qui chantent et dansent et conversent à qui mieux-mieux, souvent tous en même temps.  Ce n’est pas une fête alors, c’est une cacophonie.


Se remémorer la naissance de Jésus, dans une étable de Bethléem, c’est d’abord savourer la paix, l’amour et le partage.  Nulle part ailleurs n’est-on mieux alors que dans le confort de son propre foyer, me semble-t-il.


J’entends déjà certains dire : «Si Noël est la fête du partage, mêle-toi aux tiens et fais la fête avec eux.»  C’est ce que tout le monde fait mais, au risque de paraître prétentieux, je ne suis pas tout le monde.


J’avais l’habitude de fleurir et parfumer ma maison, de préparer un repas exquis et de relaxer en écoutant de la musique classique, éclairé de multiples chandelles. C’était jouissif à l’extrême.  Dans mon travail de journaliste, je rencontre beaucoup d’artistes.  Il en est un que je trouve exceptionnel, c’est le pianiste Alain Lefèbre.  Quel être délicieux.  Depuis l’an dernier, j’ai remplacé la musique classique par l’audition d’une émission spéciale animée par Alain Lefèvre sur les deux chaînes radio de Radio-Canada, le 24 décembre de 20h à minuit.  Attablé à son piano, l’artiste y va de son cru pour partager avec les auditeurs (ils sont de plus en plus nombreux depuis huit ans), ses coups de cœur musicaux et ses vœux dans la bonne humeur et une grande joie communicative.  Il parle de tout et de rien. De la vie, de l’amour, du partage.   Il ouvre une tribune téléphonique et il lit nos courriels.  Il n’a rien à son épreuve.  Il peut faire tourner l’Ave Maria et plus tard, une toune de La Bolduc. Tout un phénomène, je vous dis.


Durant cette nuit magique où je ne suis pas distrait par une multitude de gens autour de moi, j’aime partager mes pensées et mes émotions avec les plus démunis, les itinérants, les gens seuls qu’ils soient dans les hôpitaux ou les centres de détention.  Cette nuit-là, il y a une communication véritable avec tout le monde, pour peu qu’on soit à l’écoute. Allons-y d’un sourire, d’un vœu sincère, d’une pensée amicale.  Rendons grâce à l’Enfant-Dieu pour l’abondance.  Regardons la réalité en face, dans l’espoir d’un monde meilleur.


Seul dans mes pensées, je vis alors la plus belle nuit de l’année. Pas besoin d’être entouré d’une multitude pour vivre au cœur de l’humanité.

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