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Mario Landerman
Lundi, 24 octobre 2011
par Mario Landerman

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Pierre Moreau

Le ministre Moreau, Lagacé, et l’impolitesse
(Et puis quoi encore, bande de moutons?)

À Tout le monde en parle, dimanche soir dernier, le ministre des transports Pierre Moreau s’est fait apostropher par Patrick Lagacé sur la question de « commission d’enquête » dans la construction.


Le lendemain, comme il se doit, Richard Therrien donne son étoile du match hebdomadaire, que vous pouvez lire ici : http://blogues.cyberpresse.ca/therrien/2011/10/23/mauvais-quart-dheure-pour-le-ministre-moreau/#comments.


Je vous invite à en lire les commentaires, dont certains ne sont pas tendres envers Patrick Lagacé, l’accusant d’impolitesse, allant même jusqu’à dire que Pierre Moreau a eu plus de classe que Lagacé.


Bon, ça va faire!  Nous les Québécois, en tant que collectivité, sommes bons pour chialer, même que notre devise devrait être (inspirée du Larousse) je chiale à tous vents.  Mais dès que quelqu’un OSE dire tout haut ce que tout le monde pense, alors là, rien ne va plus!  C’est de l’impolitesse, mesdames et messieurs!  De la grossièreté sans nom!  Des tactiques d’intimidateur de cour d’école!  Pauvre ministre Moreau qui a dû endurer tout cela, qu’il fait donc pitié!  Voilà, le second mot magique du lexique québécois est lâché : pitié.  Pitié égale victime, et, c’est bien connu, on a le cœur si sensible pour les pauvres victimes, qui parfois, comme dans le cas présent, ne sont pas blanches comme neige!


La politesse est un couteau à deux tranchants dans nos sociétés modernes.  D’un côté, la politesse peut désamorcer des situations parfois explosives, et faire revenir le calme dans des situations risquant de s’envenimer.  De la diplomatie, en somme.


Mais pour ces mêmes raisons, la politesse peut aussi servir comme tactique pour clouer le bec des gens, en ne leur permettant pas de placer un mot.  Et ce genre de politesse-là, Pierre Moreau s’en est servi avec un art consommé dimanche soir.  C’est malheureusement ce que tout le monde a retenu, plutôt que les magouilles de « commission d’enquête » que Moreau est venu défendre, plutôt mal que bien.


J’aimerais vous rappeler quelque chose de pas si lointain dans la mémoire collective.  Sam Hamad, prédécesseur de Pierre Moreau aux Transports, disant au sujet des rapports que le MTQ n’avait pas rendu publics sur la santé des infrastructures routières que les citoyens ne les comprendraient pas.  On ne parle pas seulement d’impolitesse, ici, mais bien de mépris pur et simple des contribuables.


Ce qui demeure surréaliste, encore plus que l’entrevue elle-même (tournée le jeudi précédent), c’est que non seulement on refuse de se mouiller, mais on veut empêcher que des gens concernés montent aux barricades.  En tant que collectivité, on veut vraiment être né pour un petit pain. C’est aliénant.


Quand allons-nous, en tant que société, nous lever de nos confortables fauteuils pour dire : « C’est assez! »?  Probablement jamais.  Il semble que la tonte de moutons soit trop populaire au Québec pour que ça arrive!

 

Photo : Radio-Canada

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