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Royal du Perron
Lundi, 1er octobre 2012
par Royal du Perron

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Sainte Pauline

Sainte Pauline-de-Charlevoix-Côte-de-Beaupré, priez pour nous !


Que de chemin parcouru pour la première femme première ministre du Québec!  En politique active depuis plus de 30 ans, la cheffe du gouvernement québécois en a vu passer des politiciens, autant à Québec qu’à Ottawa.  Des collègues députés, des vis-à-vis ministres fédéraux et provinciaux, des premiers ministres qu’elle a servis avec détermination et loyauté.  Quand il l’a présentée en faisant d’elle la présidente du Conseil du Trésor, Jacques Parizeau a déclaré au parterre d’invités qu’il aurait pu lui confier tous les ministères de son gouvernement.  Pas mal pour une fille dont la mère était fille de paysans et le père, mécanicien.


Mais voilà, elle a épousé un entrepreneur qui lui a donné quatre enfants tout en devenant prospère.  Celle qui a accouché 11 jours après avoir été élue pour la première fois a dirigé 14 ministères parmi lesquels l’Éducation, la Santé, les Finances.


Avec le succès vient aussi parfois au Québec, le questionnement (pourquoi elle?), la jalousie des autres, la mesquinerie, le dénigrement. On n’aimait pas la façon dont Madame Marois s’habillait, le lieu où elle demeurait, la grandeur de sa maison, le salaire et les avantages sociaux de son conjoint...  Pour se faire accepter du public qui s’acharnait sur sa bonne fortune et ses biens, la résidence de l’Île Bizard fut mise en vente. Les costumes Chanel et les foulards Hermès ont pris le chemin des friperies de Westmount. Ses compatriotes étaient acharnés : il ne fallait pas qu’elle se distingue des autres femmes. Pourtant, les ministres libérales Monique Jérôme-Forget et Monique Gagnon-Tremblay avaient toutes deux le même genre de garde-robe et personne n’y trouvait à redire. À ce propos, le peuple québécois aurait sûrement besoin d’une psychanalyse en profondeur.


Certes, la madame a fait des erreurs; Trudeau, Lévesque et Drapeau en faisaient, qui n’en fait pas ? Mais nul ne peut douter de sa détermination, de son dévouement, de son amour du pays. Mme Marois est prête à tout pour se faire accepter de ses compatriotes. Ses adversaires québécois, la presse fédéraliste et anglophone depuis longtemps la démonisent.  Adieu les vêtements griffés et colorés, pour plaire aux électeurs, la madame s’est transformée en Franciscaine de Baie St-Paul. Son gouvernement est minoritaire et le peuple n’est toujours pas en thérapie. La nouvelle première ministre a juré d’insuffler de la fierté dans le cœur des Québécois.  Si elle réussit, combien de temps lui faudra-t-il? Les paris sont ouverts.


Royal du Perron

ZoneCulture.com

 

Caricature : Courtoisie de Yannick Lemay (YGRECK)

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