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Mario Landerman
Mardi, 3 janvier 2012
par Mario Landerman

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Bye Bye 2011

Le Bye Bye 2011 : Et pourquoi n’aimerions-nous pas?

 

Ah, les Bye Bye de Véronique Cloutier et Louis Morissette.  Ils ne laissent personne indifférents.  Que ce soit dans les bureaux de ZoneCulture, en passant par ceux de La Presse et du Journal de Montréal, on commente, décortique, dissèque la dernière mouture.  Par le fait même, il y en aura toujours qui aimeront, d’autres qui trouveront l’exercice moyen, et d’autres, avec  des motifs plus ou moins avouables, attaqueront plus volontiers les artisans que le produit.


En 2008, même si je fus une des rares personnes qui n’a pas boudé le Bye Bye, on a crié haro sur le couple Cloutier-Morissette.  Une belle campagne de dénigrement médiatique, habilement orchestrée, qui a réussi à faire virer les Québécois sur un « dix cennes ».  Je peux comprendre, au lendemain de ce fameux Bye Bye, l’amertume laissée par l’exercice médiatique, qui a donné lieu à un contrôle serré des informations concernant les futures revues de fin d’année.


Après un an de hiatus, ce fut le tour du Bye Bye 2010.  Malgré les corrections de tir, une certaine presse a tenté, sans grand succès, de crier encore une fois au loup.  C’est finalement la mort dans l’âme que la dite presse se résigna à qualifier ce Bye Bye de « prudent », tout en émettant un bémol sur les gags contre Céline Dion, Julie Snyder et Denis Lévesque.


2011.  Certains boudent encore de ne pas avoir été invités à la conférence de presse du Bye Bye 2011.  Eh bien, ZoneCulture non plus, et ça ne nous a aucunement dérangé.  Le petit égo revanchard mis à part, l’important est de critiquer le Bye Bye après l’avoir vu, et non pas avant!


Je félicite Le Journal de Montréal qui a fait preuve d’une certaine justice en offrant une critique plus impartiale que de coutume de cet événement annuel de la télévision québécoise.  Le fait que la directrice de la section Arts et Culture du Journal de Montréal ne soit pas l’auteur de la critique y contribue beaucoup.


Mais ces considérations égotistes et journalistiques mis à part, que retiendra-t-on de ce Bye Bye nouvelle cuvée?


Je vais y aller tout de suite avec ce que j’ai moins aimé.  Certains gags étaient trop longs, et auraient mérité d’être resserrés davantage.  Je pense au Bootcamp du NPD, et Entre deux chaises, avec Claude Meunier et « Lucide Bouchard », et dans une moindre mesure, « En direct de l’univers ».  L’autodérision du couple Louis-Véro était bancale.  Je crois qu’il y a eu une opportunité manquée dans ce sketch.  Finalement, le bulletin de nouvelles après le décompte trahissait son mandat de remplissage, mais c’est une critique somme toute mineure, car comment faire autrement?


Catégorie « pissant » : Urinair, ou comment faire d’une pierre trois coups!


Catégorie « C’est moé la reine, tabarnak! » : Michèle Richard, brillamment personnifiée par Véronique Cloutier, a su faire ressortir la Richard sous le très mince vernis de Michèle!  Mentions honorables : Stephen Harper et Elisabeth II.  Moi aussi, je suis « gonorrhée » de vous regarder faire des folles de vous!


Catégorie « Bébelle de l’année » : Entre le jeu François Légo et la marionnette de Lisette Lapointe manipulée par Jacques Parizeau, mon cœur d’enfant balance!


Catégorie : « Mince, ils ont mis le prix pour les décors, non? » : Définitivement l’intro avec la ville qui s’écroule.  Les auteurs ont pris les mauvais effets spéciaux du film 2012, et les ont convertis en un exercice hautement divertissant.  Ne manquez pas le gag du panneau publicitaire sur l’autoroute!


Catégorie « Ma caricature est plus vivante que moi! » : Gérald Tremblay.  Bien que ce fût un des gags parmi ceux qui ont été critiqués négativement, je persiste à croire que c’est très drôle de voir la caricature de Tremblay plus « speedée » que notre maire!


Catégorie « Sex god de l’année » : Régis Labeaume!


Catégorie « Maman de l’année » : Hélène Bourgeois-Leclerc avec une poussette dans la parodie des annonces de La Capitale.  Trop drôle!  Il est dommage qu’elle n’ait pas eu autant à faire que l’an passé.


Catégorie « Crastillon bien dégorgé » : La crègne, avec Louis-François Marcotte,  Moi aussi, j’avais le goût de vomir!


Catégorie « Noël?  C’est quoi, ça? » : La fausse pub de Non, non, c’est pas Noël.  Michel Courtemanche s’est démarqué du lot avec ses mimiques!


Catégorie « Au pif » : Kinkin et l’Aventure du Plan Nord.  C’était génial de prendre Jean-François Mercier pour personnifier le capitaine à la langue des plus lestes!


Catégorie « Où est la kryptonite quand on en a besoin? » Va à Capitaine Solidaire.  Il s’agit d’un de ces gags qui aurait bénéficié d’une version condensée.  Amir Khadir est supportable, mais à petites doses seulement!


Les numéros musicaux étaient à mon avis bien représentés et judicieusement placés dans ce Bye Bye.  Ceux qui diront le contraire, je les renvoie à un vieux gag de Bye Bye, dans une salle de classe, avec Claude Ryan qui s’essaie au rock!  Comme quoi les Bye Bye du passé étaient capables du pire…comme du meilleur!


En conclusion, je donnerais un 7.5 sur 10 à cette cuvée 2011.  Oui, il y a des longueurs, deux ou trois gags qui tombent à plat, mais c’est le lot de toute compilation, tant humoristique que musicale.  Pas de quoi en faire un plat, au bout du compte!  Sur ce, bonne année 2012, et je laisse en cadeau aux critiques du Bye Bye ce petit poème, courtoisie de Jean de la Fontaine :

 

Les grenouilles qui voulaient un roi


Les grenouilles se lassant
            De l'état démocratique, 
            Par leurs clameurs firent tant 
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique: 
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
            Que la gent marécageuse, 
           Gent fort sotte et fort peureuse, 
            S'alla cacher sous les eaux, 
            Dans les joncs, les roseaux, 
            Dans les trous du marécage, 
Sans oser de longtemps regarder au visage 
Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau. 
            Or c'était un soliveau, 
De qui la gravité fit peur à la première 
            Qui, de le voir s'aventurant, 
            Osa bien quitter sa tanière. 
            Elle approcha, mais en tremblant; 
Une autre la suivit, une autre en fit autant: 
            Il en vint une fourmilière; 
Et leur troupe à la fin se rendit familière
            Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi.
Le bon sire le souffre et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue:
«Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue.» 
Le monarque des dieux leur envoie une grue,
            Qui les croque, qui les tue, 
            Qui les gobe à son plaisir; 
            Et grenouilles de se plaindre. 
Et Jupin de leur dire:« Eh quoi? votre désir
            A ses lois croit-il nous astreindre? 
           Vous avez dû premièrement
            Garder votre gouvernement;
Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fut débonnaire et doux
            De celui-ci contentez-vous, 
            De peur d'en rencontrer un pire.»

 

Photo : Courtoisie Radio-Canada

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