Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Accueil Arts Multiples Arts Visuels Cinéma Livres Humour Musique Nostalgie
Télévision/
Radio
Théâtre Société Voyages/
Tourisme
Facebook Équipe Liens Contact
Royal du Perron
Lundi, 7 novembre 2011
par Royal du Perron

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

Dans l'ombre d'Hemingway

Dans l’ombre d’Hemingway : lumière sur un grand écrivain 

    
Écrite et mise en scène par Stéphane Brûlotte, la pièce raconte un épisode tourmenté de la vie de l’auteur Ernest Hemingway (Michel Dumont).  C’est que l’écrivain s’était alors entiché d’une jeune et belle comtesse italienne Adriana Ivancich (Bénédicte Décary) rencontrée lors d’un séjour à Venise.  Il enverra de l’argent à cette personne pour qu’elle traverse l’Atlantique et le rejoigne chez lui avec sa mère Dora (Linda Sorgini), ce qui n’est pas pour plaire à son épouse Mary (Marie Michaud). Le vieux complète la distribution.


L’action se déroule à La Havane où a vécu le célèbre écrivain.  On navigue entre la panne d’inspiration, l’ennui, le désir, la rage, la passion, l’amour.  Dans le désordre, comme il se doit. Le dévouement du vieux domestique Gregorio Fuentes (Marc Legault) ne réussit pas toujours à calmer les exigences du maître, un être génial et capricieux, aux élans parfois monstrueux.

 

Dans l'ombre d'Hemingway


Michel Dumont rend judicieusement bien ce personnage démesuré, au langage parfois grossier, capable d’insanités mais aussi de moments bénis et de tendresse. Bénédicte Décary apporte grâce et fraîcheur à cette Adriana tombée amoureuse de lui et venue le rencontrer sur un autre continent.  Linda Sorgini, elle-même italienne d’origine n’a aucune difficulté à se glisser dans la peau de Dora, la mère de la comtesse Ivancich. Marie Michaud incarne avec justesse et brio l’épouse exaspérée par le culot de son mari, d’amener sous le toit conjugal sa future amante.  Marc Legault incarne le serviteur Gregorio avec bonhommie et nonchalance, qualités propres aux Cubains d’avant la Révolution.

 

Dans l'ombre d'Hemingway


Ayant eu l’occasion de visiter la résidence secondaire de l’écrivain à Key West, j’ai pris part à cette intimité de l’homme avec autant de plaisir. La résidence devenue musée est restée comme elle l’était à l’époque où le célèbre pesonnage l’habitait.  De nombreuses pièces la composent, chambre à coucher des maîtres à l’étage contournée d’une large galerie-véranda sous les arbres.  Magnifique, une belle aventure surtout avant de prendre un verre chez Sloppy Joe sur la rue Duval.  Aussi, le passage obligé des touristes de La Havane, au célèbre Floridita où l’on sert encore le fameux Daiquiri qu’Ernest aimait tant.  Mais la pièce est plus que la somme de lieux communs.  C’est aussi la complicité et la duplicité du lion majestueux et du vieil écrivain ne venant pas à bout de lui-même.


Une belle soirée avec des moments forts, parfois tendres et cruels sur fond de mer toujours présent, avec d’excellents comédiens, ponctuée d’une musique inspirante et de magnifiques éclairages. Une pièce à voir : la reconstitution d’époque, dans un décor minimaliste, est fabuleuse.


Dans l’ombre d’Hemingway, chez Duceppe, jusqu’au 3 décembre


Pour en savoir plus : www.duceppe.com

 

Photos : François Brunelle

©2011, zoneculture.com--Tous droits réservés