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Royal du Perron
Lundi, 8 août 2011
par Royal du Perron

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La Cage aux folles

Les folles s’éclatent à Terrebonne


On a peu monté La cage aux folles au Québec. La production que nous offre Benoît Brière cet été, est surprenante dans son étendue et sa complexité.


On a tous été éblouis par le film d’Édouard Molinaro, mais j’avais des doutes sur la pièce vue en France il y a quelque 30 ans. C’était sans compter sur le jeu et les mimiques de Benoît Brière qui suscitent le rire presqu’à chaque réplique.  Son camarade Alain Zouvi mériterait aussi un trophée comme meilleur acteur dans un rôle de soutien. Les deux font la paire, comme on dit.  À certains moments, les comédiens devaient s’arrêter car la salle hurlait de rire. Je n’avais pas vu ça au théâtre depuis Ladies Night première version avec Serge Postigo.

La Cage aux folles


La joyeuse troupe de 13 comédiens talentueux évoluent dans des décors magnifiques et sûrement très coûteux. J’ai apprécié le jeu d’Éric Paulhus dans le rôle de Jacob, la boniche entichée de sa maîtresse ZaZa. Éric Bernier disparaît littéralement dans la peau de Mercédès. Marc Legault est drôle en vieille tantouse, ancienne drag queen recyclée en administrateur-comptable. Le metteur en scène Normand Chouinard a choisi d’ajouter des scènes de cabaret.  Des chansons interprétées par Zaza (Benoit Brière) font sourire par leur banalité et leur naïveté, sauf la finale qui est époustouflante. Il faut le dire, le texte de Jean Poiret comporte des longueurs bien évidentes et seuls le talent des comédiens et l’ingéniosité du metteur en scène peuvent sauver la situation en pareil cas.

La Cage aux folles


Suzanne Harel a conçu des costumes merveilleux pour Albin, Georges et Jacob et plusieurs autres mais ceux des artistes de cabaret sont criards (robe fleurie aux couleurs écarlate, assortie de longues bottes et coiffe en lamé argent). Des costumes que renierait Mado; une injure à l’intelligence.


Après l’entracte, l’appartement d’Albin et Georges s’est transformé en (presque) salon funéraire car on doit recevoir les puritains Dieulafoi, les futurs beaux-parents du fils de Georges. Autre mise en situation qui provoque le rire presque continuellement. Les comédiens s’amusent beaucoup et j’ai remarqué un irrépressible fou-rire chez  Normand D’Amour vite réprimé par Benoît Brière, le maître des lieux toujours en parfait contrôle. Ceci dit, les lieux sont magnifiques et toute l’équipe est professionnelle à l’exception du service de presse largement déficient, qui n’a pas daigné retourner nos appels répétés. Le TVT était considérablement mieux servi à ce chapitre par les années passées.

La Cage aux folles


Une bonne comédie où l’on rit beaucoup, avec une finale exceptionnelle mais c’est trop long.  En incluant un court entracte, on entre en salle vers 8h20 pour en ressortir à 11h40. Gratien Gélinas se plaisait à répéter : «Quand les fesses ne le prennent plus, il n’y a plus grand’ chose qui passe.» J’ai pensé à lui ce soir-là.

 

 

 

Pour en savoir plus :
 

 

Photos : Michel Pilon
Vidéos : Mario Landerman, Théâtre du Vieux-Terrebonne (TVT)

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