Royal du Perron

Mardi 25 novembre 2014

par Royal du Perron

Théâtre

Les chiens de Navarre

LES CHIENS DE NAVARRE : Quand je pense qu'on va vieillir ensemble


Ce spectacle poétique et déroutant débute par une musique tonitruante dès l’arrivée en salle des spectateurs. Bonjour les décibels, salut les tympans.  Durant une quinzaine de minutes, le spectateur prend place durant le jeu des comédiens et la musique plein volume.  L’air est entraînant, parfois les personnages se mêlent au public pour ajouter à l’esprit festif.


Puis, vient la chanson, on aurait dit une sorte de Janis Joplin au bord des transes.  Que sera ce spectacle ? pourrait-on dire.  La réponse viendra bien vite car dès le tableau suivant, on plonge dans une pièce de théâtre dite conventionnelle. Des acteurs avec des personnages «raisonnables» évoluent dans un texte qui se tient.  Mais ce n’est là qu’un début.  Durant deux heures, Les chiens de Navarre nous en feront voir de toutes les couleurs. Et le public montréalais (bien que maintes fois écorché au passage) embarque dans ce délire venu d’outre-mer. On rit à profusion devant l’absurdité des êtres, des choses et des situations. Le numéro qui m’a fait tordre les boyaux jusqu’à «plus capable» est celui de l’embauche chez l’employeur.  Je n’avais encore jamais ri de telle sorte au théâtre.


Un spectacle cru, charnel, osé; un spectacle beau, poétique, grandiose.

 

 

En première nord-américaine, Les chiens de Navarre
Quand je pense qu’on va mourir ensemble



Mise en scène par Jean-Christophe Meurisse
Avec Caroline Binder, Céline Fuhrer, Robert Hatisi, Manu Iaskar, Thomas Scimeca, Anne-Elodie Sorlin, Maxence Tual et
Jean-Luc Vincent

 

Du 21 au 27 novembre à l’Usine C.