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Royal du Perron
Mardi, 17 avril 2012
par Royal du Perron

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Peintres du charbon

Les peintres du charbon : au service de l’art


Quand des mineurs s’intéressent à l’art pictural, ça ne peut pas être banal.  C’est le thème de la pièce du britannique Lee Hall présentement à l’affiche chez Duceppe. Les protagonistes se posent toutes sortes de question, parfois simples, parfois loufoques, ce qui provoque le rire dans la salle.  Six charbonniers décident de s’initier à la peinture pour meubler leurs loisirs.  Mais ils sont à dix mille lieues de l’art.  Sauront-ils l’aborder, l’apprivoiser, s’y confondre ?  Rien n’est moins sûr, se rend-on compte dès la levée du rideau.

 

Peintres du charbon


La mise en scène de Claude Maher, efficace et énergique, rend justice à l’œuvre où l’enchaînement des scènes, parfois fort brèves, s’effectue avec une admirable précision. J’ai admiré les prestations de Gabriel Sabourin, dans le rôle du professeur, celles d’Emmanuel Bilodeau dans celui d’un peintre en herbe assez prometteur; aussi bien que celles de Denis Houle et Serge Thibodeau.  En fait, tous les comédiens sont bons, y compris Marie Michaud, dans le personnage de la riche héritière, mécène et collectionneuse d’œuvres d’art, Mélanie Pilon, dans celui du modèle vivant, ainsi que Marc Beaupré et Normand D’Amour. Aucun ne détonne, et certains apportent une petite touche piquante qui ajoute saveur à leur personnage.  Une incongruité dans le texte cependant, c’est la première fois que je voyais des hommes rustres, des ouvriers de mines, refuser de voir le corps nu d’une femme, y compris au bénéfice de l’art.  Si la scène fait rire la salle, elle en a fait gourmer quelques-uns par son invraisemblance.  Sommes-nous si rapprochés du puritanisme de la reine Victoria morte en 1901?


Le décor est on ne peut plus minimaliste (une petite table réfectoire, quelques chaises, des éléments de costumes suspendus au plafond) mais ça n’enlève strictement à l’efficacité de la dramaturgie qui se déroule sous nos yeux. Les images d’archives, vraisemblablement fournies par la Société Radio-Canada, contribuent largement à la mise en contexte des éléments abordés dans la pièce (scènes du milieu minier en Angleterre, vie quotidienne des familles ouvrières, bombardements lors de la guerre, etc.).

 

Peintres du charbon


Mais d’abord et avant tout, ce qui importe, c’est le sens qu’on donne à la vie, le sens qu’on donne à l’art qui apporte le sel de la vie.  Une vie sans artiste serait invivable.  C’est ce que Lee Hall tente de démontrer par mille et une questions ou sujets abordés.


Une pièce qui a été acclamée par la critique et le public à Londres et Broadway.  Une œuvre intéressante qui traite de la place que doit prendre l’art dans la vie des citoyens. C’est simple, l’art est partout.  Suffit d’ouvrir les yeux, bien ronds et bien grands et de regarder autour de soi.  On y voit l’art partout, à commencer par l’imprimé sur la robe de la dame qui  applaudit sous nos yeux.


Les peintres du charbon, chez Duceppe, jusqu’au 12 mai.


Pour en savoir plus : www.duceppe.com

 

Photos : François Brunelle (514.937.9746)

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