Corinne Bénichou

Lundi 23 février 2015 (Mise à jour)

par Corinne Bénichou

Tourisme

République DominicainePuerto Plata

La République Dominicaine (2e partie)

La plage Cambiaso


Pour bien profiter de votre séjour, vous devrez faire de la route (de trente minutes à une heure trente !) Les Québécois ne seront pas dépaysés, certaines sont vraiment en mauvais état. D’ailleurs si vous désirez aller à la plage Cambiaso, il faudra rouler au moins quarante minutes sur un chemin de terre. Votre dos pâtira à chaque trou ou bosse que l’auto rencontrera ! À cette occasion, vous croiserez un monde rural où les gens vivent en harmonie avec les animaux qu’ils utilisent pour transporter toutes sortes de choses (lait, eau, grain, fèves…)

Homme et âneHomme et cheval




Nombre d’entre eux (vaches, dindons, chevaux, chèvres, coqs, poules, ânes) se promènent en toute liberté.


Sur place, des pêcheurs s’activent pour attraper des crabes aux pinces bleues et différents poissons (Jurey, Bocajarte et Colirubia).

Crabe pinces bleuesPêcheur FiletPréparation poisson



Quelquefois, ils ont la chance de prendre un requin ! Ils lui couperont la tête qu’ils accrocheront à un arbre et vendront le reste pour quelques centaines de pesos.

Tête de requin


L’Histoire

 


La prochaine étape, la traversée de la ville pour se rendre au parc historique de La Isabela appelé aussi parc national espagnol. Classé comme zone protégée, ces ruines ont une importance historique, culturel et environnementale. Le site est divisé en trois zones : Deux civils et un militaire connu sous le nom d’El Castillo.


Janvier 1494, la première colonie européenne du Nouveau Monde est officiellement fondée par Christophe Colomb. Le village -comprenant sa maison et celles de ses compagnons (environ mille cinq cents), une église, une mairie, une plantation et des entrepôts-  a été érigé en hauteur face à l’océan. Une muraille de plusieurs mètres avec quatre tours le protégeait de toute invasion. Il a été baptisé La Isabela en l'honneur de la reine d’Espagne qui est à l’origine de cette expédition.

RuinesRuines Maison Colomb
Chemin murailles Plaque arrivée de Colomb


Grâce aux écrits (journal de bord) sur la traversée et l’établissement de l’amiral Colomb et de ses hommes en terre dominicaine, il a été possible de retracer leur parcours et leurs agissements. C’est d’ailleurs à cette époque que les évangélisations ont commencé auprès des aborigènes.


Dans les vestiges du cimetière, une tombe à découvert contient les os d’un Espagnol. Ce dernier est identifié par la position de ses bras croisés sur son buste contrairement aux Taïnos  (ancêtres des Dominicains) enterrés en position fœtale.

Ruines cimetièreRuines Tombe espagnole


Vous finirez la visite par le musée où de nombreux objets en céramique, en pierre et en fer, sont exposés. Ils ont été récupérés lors de fouilles archéologiques.

Musée Colomb 1Musée Colomb 2
Musée Christophe Colomb


NB : Tony Peña parle seulement espagnol


Le marché (mercado) de Puerto Plata


En arrière d’un ensemble de boutiques à souvenirs, c’est le meilleur endroit pour acheter fruits et légumes locaux de la saison qu’ils soient sur des étales ou directement à terre.

Puerto Plata Marché 1Puerto Plata Marché 2
Puerto Plata Marché 3


San Felipe de Puerto Plata


Les fortifications


Elles ont été restaurées par le gouvernent en 1974.

San Felipe
San Felipe Fortifications 1 San Felipe Fortifications 2


Des maisons (maintenant inhabitées) ont été bâties à l’entrée de ces remparts dans le même style (château fort) que le mur d’enceinte. Surplombant l’océan, la statue de Gregorio Luperon sur son cheval(1)

Statue Luperon


Un peu plus loin sur un socle vertical, la tête du combattant et héros de la lutte pour l'indépendance de Cuba, Antonio Maceo Grajales (14 juin 1845/7 décembre 1895) et sur le côté, l’ancien phare.

Antonio Maceo GrajalesSan Felipe ancien phare


Imbert


Les chutes de Damajagua


Elles sont au nombre de vingt sept. Un véritable bijou de la nature. Vous apprécierez la fraîcheur de l’eau, les grottes et les toboggans qui font de ce lieu une expérience unique.


Ce projet est l’association de trois paliers, le gouvernement, la municipalité et des fonds privés. Il accueille chaque année cents mille visiteurs à part égale entre Dominicains et étrangers.


C’est une faille géologique qui forme ce canyon de plusieurs kilomètres de long, avec des cascades (charcos) pouvant aller de quatre à treize mètres de haut, certaines portent des noms évocateurs comme La Virgen (la vierge) ou La Tinajita (la petite jarre).


Les chutes, creusées par l’érosion dans la roche calcaire, proviennent de la colline Bajabonico et parcourent sept kilomètres entre les montagnes. Elles vous permettent de vivre une aventure au cœur de la forêt tropicale (petite randonnée de vingt minutes) abritant de nombreuses espèces d'oiseaux ainsi qu’une végétation abondante. Gilet de sauvetage et casque sont obligatoires pour plongez dans des eaux fraîches et limpides. Grand moment de plaisir à savourer entre amis.

Damajagua 1Damajagua 2
Damajagua 3 Damajagua 4


L’origine du nom provient des Damajaguas, ces arbres poussant sur les berges de la rivière. Ils permettent de maintenir le niveau d’eau du fleuve et prennent racine dans les cascades, particulièrement à partir de la douzième. Le fleuve est issu de la confluence de nombreuses sources situées au sommet des montagnes dans les communes d’Altamira et d’Imbert.


Les guides locaux sont en association, véritable exemple d'organisation et de responsabilité envers l'environnement. Ils fournissent un service de qualité et sécuritaire. C’est une représentation parfaite du patrimoine éco touristique en République Dominicaine.


Au retour, vous pourrez dégustez un délicieux buffet dans le restaurant du complexe.


Anecdote : Le petit-fils Kennedy, prénommé Joe comme son grand-père, a fait un stage comme bénévole pendant quelques mois. Il s’est très bien entendu avec l’équipe et a même posé pour la postérité.

Groupe


Altarima


La chocolaterie Chocal


Vous serez accueillis par deux charmantes dames qui vous expliqueront le processus et les différents produits dérivés du cacao, barres de chocolat noir et au lait, vin tropical. Attention, dans une bouteille de sept cent cinquante millilitres, la boisson contient onze pour cents de cacao et quatre-vingt neuf pour cent cents d’alcool !!!


Après les précautions d’usage (masque et bonnet) vous pouvez entrer dans la fabrique. La première marmite brise les fèves de cacao en petits morceaux, puis elles sont introduites dans une cuve qui les chauffe à quarante huit degrés. Devenu chocolat liquide, il est transvasé dans un chaudron à la même température, pour être étalé sur une table et manipulé jusqu’à obtenir la température de trente-six degrés. À ce moment là, l’employée le verse dans des contenants afin d’en faire des barres, (avec quinze litres, il est fabriqué deux cents barres) sa collègue frappe ces dernières pour retirer le surplus et éventuellement les grumeaux. Elle les met ensuite au frais pendant vingt minutes. À sa sortie, elles sont prêtes à être emballées et étiquetées.

 

 


Vingt-deux femmes travaillent à l’année où tout est fait artisanalement. En deux ans, l’entrepôt est passé de cinq à cent chaudrons.


Du chocolat chaud onctueux est offert à la fin de la visite, plaisir des papilles garanti !


Quelques particularités :


Tout au long de votre séjour, quelque soit le lieu, vous croiserez de nombreux chiens et chats errants qui se promènent dans l’indifférence totale des habitants.


Les mets sont souvent faits sur le Fogon, (cuisine au feu de bois entre deux pierres) ce qui donne aux aliments une saveur et un parfum complètement différents. C’est à la fois odorant et goûteux. Bon appétit !


Sur les routes, de nombreux vendeurs vous proposent des fruits, mais ils sont inexistants dans les restaurants locaux.


Les petites fourmis noires s’infiltrent partout, que ce soit dans les maisons (sacs plastiques à glissière nécessaires pour protéger votre nourriture) ou à l’extérieur, particulièrement dans les arbres creux. Soyez vigilants, elles piquent.

 


Face à Circunvolcacion norte, une des rues qui longent l’océan dans la ville de Puerto Plata, se trouve une petite île sur laquelle la statue de Neptune est installée.

Statue Neptune


Mesdames, les Dominicains sont de grands romantiques, donc, soyez prudentes avec l’attention que vous leur portez, ne soyez pas trop gentilles, ils risquent de se méprendre sur vos intentions et de s’attacher à vous plus que de raison. Évitez les invitations de principe, car ils prendront pour acquis de venir vous visiter au risque d’envahir votre intimité.

Lieux à recommander


Le Happy Hippo à Costambar
La Pescaderia Los Primos à Maimon
Le buffet des chutes de Damajagua
L
e Marlin à El Castillo


Tous ces restaurants ont non seulement de la bonne nourriture mais l’accueil et le contexte sont également très agréables.


Lieux à éviter


Le restaurant Kahuna Beach Resort et Sports Bar de Cabarete. Le calcul du taux du peso est fait à la baisse (donc à l’avantage du restaurant), de plus la serveuse arrondit automatiquement au chiffre supérieur avant de vous rendre le change.


La boutique Rodriguez à Sosua. Le personnel n'est pas digne de confiance. Ils essaieront de vous facturer plus que l’activité (plongée avec masque, tuba et palmes) ne vaut (entre 350 et 400 pesos). Soyez donc vigilants, car ils ne veulent qu'une chose, faire du profit. Donc, magasinez à Cabarete et à Laguna Gri-Gri.


(1)        Un projet d’amphithéâtre est dans l’air.


 

Remerciements :


Cosette Garcia et Luis Mustafa (ministère du tourisme - Montréal)
Julio Garcia et Denny  (office de tourisme - Puerto Plata)
Pipo Alcala et Gildor Roy (Montréal)
Club Vacances Toutes Saisons (Québec)
Jocelyne Levreault (Club Reina Del Mar - Costambar)
Carlos Vega (musée de l’ambre - Perto Plata)
Andrea Attus (le mont Isabel de Torres - Puerto Plata)
Claudio Marinez (Rhum Brugal – Puerto Plata)
Adolfo Faringthon (Casa de Arte - Sosua)
Le musée Juif  (Sosua)
Adan de Miguel (surf et kite - Cabarate)
Marcos Liriano (grottes - Cabarete)
Tony Peña (ruines La Isabela - El Castillo)
Roberto Luis Gómez Santana (les chutes de Damajagua - Imbert)
Noemi Crisostomo et Luz M. Parra (chocolaterie Chocal - Altamira)



Crédits photos : Hélène Rousse, Corinne Bénichou et Roberto Luis Gómez Santana (chutes de Damajagua - Imbert)
Crédit vidéos : Hélène Rousse