Fin 2006
par Marie-Ange Barbancourt (collaboration spéciale)

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Un film sublime 

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André, un homme ayant de sérieux problèmes de dettes et aux prises avec des fiers-à-bras se rend sur un pont de Paris pour mettre fin à ses jours. Il se dit que de toutes les façons il ne pourra pas s’en sortir car l’heure de l’échéance approche pour rembourser les énormes sommes d’argent qu’il doit… Et là, il va rencontrer une femme d’une grande beauté qui se jette à l’eau. Il oublie sa propre mort et plonge pour sauver cette inconnue qui  lui sera redevable… et qui fera tout pour le sortir du guêpier… Surprise, c’est un ange…

 

Un scénario sur lequel Besson a travaillé il y a une dizaine d’années et mis au rancart pour toutes sortes de raisons.  Il le retrouve par hasard et quinze jours après naissait Angel-A. Un film d’une grande beauté sur la quête de l’identité, fort à propos. Cette charge sociale, ce film nous jette à la face nos propres ambiguités, nos préjugés, nos comportements , le pourquoi des comportements d’autrui, et les intolérances de toutes sortes...

 

Les dialogues sont frappants. L’ange dit à André : »Je t’aime»  il lui dit : «Je t’aime»  et elle lui suggère:  «C’est à toi qu‘il faut le dire».  «Personne ne me l’a jamais dit», répond André. Plus loin, elle dira : «Je ne peux pas vivre sans passé… » Il y a quelques clichés véhiculés dans le film  mais toutefois essentiels au film. 

Tourné en noir et blanc, ça apporte une grande justesse à ce film qui met Paris à l’avant-plan tel un acteur aux cotés de Jamel Debbouze dans son premier grand rôle. On sent la maturité de l’acteur, un bon choix de Besson. Quant à l’actrice principale Rie Rasmussen (danoise) une parfaite inconnue à qui sied le rôle à part de quelques petits problèmes dans le débit. Le cinéaste dit d’elle : «Son enthousiasme m’a fait beaucoup de bien et elle m’a donné envie de tourner à nouveau».  Je n’ai pas de peine à le croire le jeu de l’actrice est convaincant.

 

Et Besson nous plonge là dans un nouvel univers, ce qui est d’autant plus intéressant, il nous renvoie à nos propres valeurs et nous force à jeter un regard différent sur notre entourage et il nous donne de l’espoir quand arrive une sorte de rédemption..

Les images rendent hommage à cette ville merveilleuse qu’est Paris. Un bon duo d’acteurs Jamel Debbouze et Rie Rasmussen. Les rôles secondaires sont aussi bien tenus, bref une bonne distribution, un bon scénario, et Paris filmé en noir et blanc donne une grande force aux dialogues.

Angel-A de Luc Besson un film sublime,  à voir.

Métropole Films Distribution - Durée 1 h 30

À l’affiche le 22 décembre 2006

Bon cinéma!

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