Royal du Perron
Mercredi, 29 juillet 2009
par Royal du Perron
 

Affiche

Les doigts croches


 «1960, Montréal - Pour perpétrer le « vol du siècle », Charles recrute de vieux copains; des petits bandits sans envergure avec qui il a fait les 400 coups dans le quartier malfamé du « faubourg à m'lasse ». Le soir du vol, la police rapplique et ils doivent rapidement procéder au plan B : ils se feront prendre, mais un des gars se sauvera avec les deux millions de dollars. À leur sortie, les gars sont estomaqués d'apprendre que, s'ils veulent recouvrer leur argent, il y a deux conditions : ils doivent marcher chacun des 839 kilomètres du chemin de pèlerinage de St-Jacques-de-Compostelle et, en bout de ligne, ils doivent surtout avoir changé. Dès les premiers pas, le contraste entre la petitesse de ces bandits et l'ampleur de l'effort qu'ils doivent fournir pour cette pérégrination devient manifeste. Ces cinq éternels délinquants, qui ont toujours pris le chemin de la tricherie et de la facilité, devront, pour la première fois de leur vie, déployer de véritables efforts pour devenir d'honnêtes citoyens.» C’est ainsi que le producteur André Rouleau décrit le synopsis du film.

 

L'équipe du film
La bande de joyeux drilles du film, avec Gilbert Rozon


Les cinq bandits-à-la-petite-semaine sont interprétés par Roy Dupuis, Patrice Robitaille, Claude Legault, Jean-Pierre Bergeron et Paolo Noël. Et la blonde de deux d’entre eux est incarnée par Aure Atika (OSS 117: Le Caire nid d'espions). C’est un genre de «road movie» car les personnages sont en déplacements constants, devant parcourir les 840 km du chemin de Compostelle.   Pour les besoins du tournage, moins coûteux en Amérique, la légendaire route espagnole a été tournée en Argentine.

 

Donald Pilon Marc Messier
Donald Pilon et Marc Messier étaient présents au tapis rouge...


Chacun des personnages est criant de vérité. Roy Dupuis qui prend encore plus de coffre en vieillissant, Patrice Robitaille au jeu tout en dentelles, Claude Legault, assez comique avec sa moustache, Jean-Pierre Bergeron, enfin présent dans un film québécois et le doyen, Paolo Noël, parfois très émouvant. De grands thèmes universels y sont abordés, la conscience universelle, la quête de soi, la rédemption...

 

Trio
...de même que Geneviève Rioux, Gabriel Sabourin et Ghyslaine Côté


Les scènes de douche sont manifestement dictées par le vent d’extrême-droite qui n’en finit plus d’alimenter le puritanisme américain. Les images sont à mille lieues du cinéma scandinave qui a la franchise de tout montrer. Ken Scott, qui se cherche comme réalisateur, est encore loin des  Claude Fournier, Almodovar ou Greenaway. Reste que le film est bienvenu.  Allez-y pour l’humour omniprésent, les paysages splendides et le formidable jeu des acteurs, vous en sortirez le sourire aux lèvres.

 

 


En salles, dès le 31 juillet.


Pour en savoir plus : http://www.lesdoigtscroches.com/

 

Photos et vidéo du tapis rouge : Mario Landerman

©2009, zoneculture.com--Tous droits réservés