2 septembre 2006 par Royal du Perron


Nos amis les terriens : du grand cinéma

Ce premier film de Bernard Werber a ouvert le Festival des films du monde de Montréal en cette édition 2006.  Longuement applaudie par un public avisé, le film porte un regard lucide et humoristique sur ce que pourrait dire un extra-terrestre s’il nous voyait depuis sa galaxie.

Vue sous cet angle, l’homme est un être étrange, aux comportements parfois douteux et aux attitudes bizarres.  Mais ne vous en faites pas, le réalisateur brosse un tableau tout à fait réaliste d’un monde imaginaire et pas si lointain de ce que nous sommes vraiment.  On voit des adultes évoluer dans un carré de sable (qui n’en est pas vraiment).

Le spectateur assiste à diverses scènes de la vie quotidienne tournées dans des lieux réels. Des scènes ordinaires, banales, routinières. Et franchement,  j’aurais  pu me passer de celles tournées dans un abattoir de volaille. Cela dit, les images montrées servent bien le propos.

 Divers écueils (longueurs, ennui, manque d’intérêt) étaient probables dans ce film tourné dans un double rectangle délimité sur le parquet mais Werber a su les éviter d’habiles façons en restant crédible, faisant, en prime, de nombreux clins d’œil à son public.  On l’a vu, laissé à lui-même, l’homme se montre sous son vrai jour : un joyeux porteur des sept péchés capitaux.

Il faut avoir accumulé une bonne dose de réflexions multiples sur le sens de la vie et posséder un formidable sens de l’humour pour signer semblable film.  Nos amis les terriens, auquel s’est associé Claude Lelouch comme producteur, renseigne, éduque, divertit et Dieu que c’est bon de voir l’homme (de nous voir) avec la lorgnette d’une observateur interplanétaire.    Du grand cinéma.


Bernard Werber en tournage

Pour en savoir plus :  www.bernardwerber.com

Vidéo de l'entrevue : Mario Landerman