Royal du Perron
Mardi, 17 octobre 2006
par Royal du Perron

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

The Queen v.f. : Sa majesté la Reine : À voir absolument

ÉtoileÉtoileÉtoileÉtoile½

 

Drame planétaire le 30 août 1997, la dame la plus photographiée au monde, Lady Diana Spencer meurt dans un accident de la circulation à Paris. Les citoyens du monde sont consternés et attristés, surtout les Britanniques.

 

 

On a écrit et dit beaucoup de choses sur la mort tragique de Lady Diana Spencer et ce n’est pas fini.  Dans les jours suivant la tragédie le peuple britannique s’est révolté devant l’apparente indifférence de la famille royale alors en vacances au château de Balmoral en Écosse. 

 

 

Le film raconte les efforts et le succès du Premier ministre Tony Blair (Michael Sheen) à sauver la monarchie. Nouveau résident du 10 Downing Street, peu expérimenté en protocole et en gestion de crise, Blair réussira pourtant à faire sortir la Reine (Helen Mirren), de sa tanière cinq jours plus tard, et à lui faire prendre la parole en direct à la télévision de la BBC depuis le Palais de Buckingham.

Le film de Stephen Frears était très attendu. Comment allait-on représenter une famille royale, protocolaire, millénaire, sans tomber dans l’exagération, le ridicule et la caricature? Les pièges étaient nombreux mais le défi est relevé de façon magistrale.

 

 

Le scénario de Peter Morgan permet au spectateur de vivre littéralement dans les appartements privés d’Élisabeth et Phlipp. Durant cette semaine affreuse, les réactions, les faits et gestes sont filmés, du salon à la salle à manger, du boudoir à la chambre à coucher. La caméra se rend même dans les cuisines où la reine se présente – sous les regards ahuris des cuisiniers - pour prendre un utltime appel téléphonique, toujours du même interlocuteur.

 

 

Helen Mirren a su aller chercher en elle l’essence même du personnage d’Élisabeth d’Angleterre, sans trahir qui que ce soit et sans tomber dans l’imitation.  En ce sens, la gageure de rendre crédible un monarque encore vivant est fort habilement relevée. Mirren campe une reine que rien ne fait craquer sauf peut-être la beauté et la grâce d’un cerf de Virgnie rencontré sur ses terres lors d’une promenade solitaire.  Cette actrice mérite sans l’ombre d’un doute l’Oscar de la meilleure interprétation dans un premier rôle.

 

 

Un autre coup de chapeau va à Michael Sheen pour sa brillante interprétation du premier ministre Tony Blair. L’acteur a su dresser le portrait d’un homme de  devoir, qui bien qu’extrêmement embarassé, n’hésite pas à prévenir à répétition son chef d’état d’un soulèvement du peuple si aucune parole royale n’est prononcée.

Le personnage du Prince Phlipp (James Cromwell) drapé dans un protocole séculaire est criant de vérité. Il rend à merveille ce vieillard pédant rechignant sur tout et pestant contre «les actrices et les homosexuels».

 

 

Sa Majesté la Reine est truffé de documents d’archives judicieusement choisis – certains inédits  –  par le documentariste Adam Curtis. Le film aide le spectateur à mieux comprendre la réaction de la souveraine face au drame qui affligeait les héritiers de la couronne à un moment critique de l’histoire monarchique.

À voir absolument.

Ajout :  Avez-vous remarqué, quand la reine part en excursion de chasse avec le prince Charles, deux Labrador noirs montent avec elle dans la Range Rover.  Après une courte dispute avec son fils, elle décide de retourner à pied et elle descend du véhicule accompagnée de trois Labrador ?

Sa Majesté la Reine, drame historique de Stephen Frears, Angleterre 2006, 97 min.

Pour en savoir plus: www.thequeen-movie.com/

Photos: Miramax

©2010, zoneculture.com--Tous droits réservés