Royal du Perron
Mardi, 14 juillet 2009
par Royal du Perron
 

Ma vie à contre-coran

Ma vie à contre-coran : témoignage sur les islamistes

 

D’abord un mot sur l’auteure, Djemila Benhabib : Née en Ukraine en 1972 d’une mère chypriote grecque et d’un père algérien, elle a grandi dans la ville algérienne d’Oran, dans une famille de scientifiques engagée dans des luttes politiques et sociales.  Très tôt, elle prend conscience de la condition subalterne des femmes de son pays.  Condamnée à mort par les islamistes, sa famille se réfugie en France en 1994.  Djemila Benhabib s’installe au Québec, seule, en 1997, où elle fait des études en physique, en science politique et en droit international.  Elle est actuellement fonctionnaire fédérale. Ma vie à contre-coran est son premier essai et il est percutant.  Elle ne se gêne pas pour donner son opinion sur l’islam et ses interventions publiques sont très remarquées.  

 

«Quand Djemila Benhabib a pris connaissance du rapport de la commission Bouchard-Taylor, elle a été outrée qu'on demande aux Québécois d'accueillir favorablement toutes les requêtes faites au nom de l'islam. Sous prétexte de tolérance, les commissaires ont ainsi confondu musulmans et islamistes, alors que ces derniers ne sont qu'une petite minorité parmi les immigrants de culture musulmane. Or, les islamistes, Djemila Benhabib les connaît bien et elle a toutes les raisons de s'en méfier. En Algérie, où elle a vécu, elle les a vus envahir l'espace public, en tirant parti des défaillances de l'État et en pratiquant la terreur, elle les a vus imposer leur programme politique et infliger aux femmes leur tyrannie. En France, où sa famille a trouvé refuge, elle les a vus exercer des pressions insoutenables auprès des populations maghrébines pour les garder en dehors de la société d'accueil. Au Québec, elle les a vus réclamer des passe-droits et des privilèges, en invoquant la Charte des droits et la liberté de religion. C'est leur stratégie éprouvée qu'elle expose ici et qu'elle dénonce, dans un témoignage solidement documenté, mais auquel elle donne de touchants accents personnels, parce qu'il remue en elle une histoire encore douloureuse», mentionne le quatrième de couverture.

 


C’est vrai que le passé est encore douloureux pour Djemila Benhabib qui a dû fuir son pays, l’Algérie, parce qu’elle et sa famille étaient menacées de mort. Elle décrit des scènes d’horreur dont elle a été témoin, une lecture à certains moments insoutenable. Son livre est nécessaire, ne serait-ce que pour remettre à leur place les deux commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor qui ont vécu et vivent encore dans leur tour d’ivoire, la tête dans les nuages.  Des intellectuels qui ont tout confondu et qui ont souvent retiré leur droit de parole aux citoyens de ce pays. Ils sont été d’une grande bêtise dans leur recherche d’équité. Merci à Djemila Benhabib de tenter de mettre les pendules à l’heure.  Peut-être les deux «illusionnistes» y trouveront-ils, en lisant ce livre, matière à réflexion.  Ceci dit, le pays a besoin de personnes venues de tous les horizons et les diverses communautés ethniques nous enrichissent par leur culture et leur savoir. Encore faut-il les choisir judicieusement. Nous ne voulons d’extrémistes ici, qu’ils soient protégés ou non par les chartes des droits.  Notre pays est accueillant, à nous de voir à ce que tous ces citoyens continuent à vivre dans la paix et l’harmonie.

 

Un livre à recommander, âmes sensibles, s’abstenir.


Ma vie à contre-coran, Djemila Benhabib, VLB Éditeur, 2009, 269 p.

 

Pour en savoir plus : http://www.edvlb.com/showGuidePage.asp?CodeProduit=344185

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