19 février 2008 par Evens Kénol


Et Cornelius est né… de l’Amour, évidemment !

Le coup d’envoi du nouveau spectacle de Corneille  intitulé The Birth of Cornelius eût lieu au Cabaret du Casino de Montréal le 13 février dernier et les représentations étaient jusqu’au 16 février. C’est dans une formule de concert acoustique que l’auteur-compositeur-interprète nous livra des extraits de son dernier album anglophone du même titre.

Une ambiance très feutrée et intime nous accueille afin de pouvoir bien apprécier les plus récentes chansons en anglais de l’artiste, chansons qui sont nées sous le signe de différentes influences musicales. D’ailleurs, plus tard dans le spectacle, un clin d’œil y fera référence lors d’un Medley de quelques succès sur étiquette Motown tel que Let's get it on.

Voici celui que tout le monde attendait avec impatience. D’emblée, il nous raconte son dilemme linguistique quant à la langue qu’il devrait parler pour s’adresser à ceux venus le voir et l’entendre chanter en cette veille de la St-Valentin. Évidement, il y avait plus de francophones dans la salle et la réponse n’a pas tardé et elle fut sans équivoque !

M. Corneille est peut être devenu Cornelius pour nos amis les anglophones, il n’en reste pas moins que son charme, sa voix unique aussi chaude et sensuelle reste une marque qui nous permettra de le reconnaître parmi les grands du Motown dont il est «le petit dernier». Pour nous démontrer qu’il n’est pas Marvin, il faudra évidement qu’il reste lui-même à travers le cheminement qu’il entreprendra. Comme il le dit lui-même : `«À vouloir trop bien faire, on a tendance à s’oublier».  Comme plusieurs artistes qui veulent élargir leur vision et explorer d’autres avenues et possibilités, et comme ceux qui l’ont déjà fait avant lui, il a du travail à faire afin de pouvoir conquérir et maitriser la langue anglaise pour composer avec aisance des succès tels que Je suis seul au monde. Chose certaine, il a le talent pour le faire et il lui appartient de continuer à réaliser ces rêves.

Durant le spectacle, j’ai eu l’impression que les gens s’attendaient à du bon vieux Corneille tels que des titres comme Ensemble, Parce qu’on vient de loin. Il faut dire que c’est grâce à ces succès qu’il avait conquit le cœur de ses fans. D’ailleurs, ils ont chanté avec lui pendant ces chansons. Toutefois, on a vu la déception dans l’accueil que lui réservèrent les spectateurs pour les 13 chansons en anglais qu’il interpréta au courant de la soirée, à l’exception du succès du premier extrait radio Too much of everything.

C’est donc entouré de ces quatre excellents musiciens Andy Dacoulis (guitare et direction musical), Sam Harrison (batterie et percussions), Jean-Bertrand Carbou (basse), et Allister Philip (claviers) que Cornelius est né et je lui souhaite longue vie. Espérant qu’il puisse surmonter les obstacles qui pourraient se mettre sur son chemin afin de grandir et de nous faire honneur chez nos voisins du sud. Surtout par les temps qui courent. Quant à moi, j’ai apprécié ma soirée et J’ai découvert que le talent n’a pas de barrière linguistique quand on a du cœur au ventre et qu’on est prêt à le partager avec les autres autour de soi.

Photos : Web