17 janvier 2008 par Evens Kénol


Patsy Gallant chante Piaf : c’est le jackpot !

C’est tout en beauté que celle que nous apprécions grandement pour sa voix incomparablement fougueuse et intense prend la scène. Elle  nous offre les grands succès d’une légende de la chanson française : Piaf.

C’est sur un plateau d’argent que Patsy Gallant, en compagnie de Steve Normandin au piano, Jean Nadeau à la batterie et Jacques Roy à la basse, nous offre les émotions et les souvenirs. Sa  puissance vocale fait vibrer son auditoire conquis par l’énergie qu’elle dégage et son incroyable présence sur scène. Entourée de trois immenses affiches de 7 x 3 pieds, à l’effigie de Piaf, elle ouvre le spectacle avec Mon manège à moi et enchaine par la suite avec  Padam Padam, La vie en rose, Rien de rien et bien d’autres.

C’est en 1992, que  pour la première fois  Patsy Gallant présente le spectacle musical Piaf, l’amour triomphe de tout. 25 ans déjà ont passé et elle est très loin de ses débuts dans le métier lorsqu’elle performait dans les cabarets de la rue St-Laurent. Fait cocasse, la chanteuse  a eu l’occasion de faire la première partie du spectacle de Mme Piaf en 1957. A l’époque, la petite Patsy trouve que celle à qui elle rend hommage aujourd’hui en interprétant les grands classiques, chantait pas très bien !  C’est suite à sa  rencontre avec Roger Peace, qui a travaillé avec les Marlène Dietrich et Frank Sinatra que son opinion change et elle décide de faire le spectacle. Ce fut un tournant dans sa carrière car c’est grâce à L’hymne à l’amour qu’elle put décrocher le rôle de Stella Spotlight qui l’emmena à Paris et en tournée avec l’opéra-rock Starmania, une belle aventure qui dura huit ans.

Il faut une grande dame pour être capable de faire revivre une autre grande dame  que fut Édith Piaf dont la vie se déroula à un rythme beaucoup plus accéléré que la moyenne des gens. Dans les années ‘30 et  ‘60, son succès allait de Paris, à New York en faisant un détour par Mexico, Montréal et Rio de Janeiro.

C’est un show à ne pas manquer car il vaut son pesant d’or. L’heure 15 minutes  sans entracte passent si vite que l’on voudrait arrêter le temps sous les applaudissements nourris. À en juger par l’ovation debout que le public, jeune et moins jeune, réserva à Patsy Gallant, les matinées au Casino sont devenues torrides. Le spectacle débute à 13h30 mais, comme dit le proverbe : «l’avenir est à ceux qui se lèvent tôt».

Au Cabaret du Casino, du 16 au 27 janvier 2008