Royal du Perron
Lundi, 4 octobre 2010
par Royal du Perron

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Rigoletto

Un Rigoletto divertissant à l’Opéra de Montréal


C’est avec le fameux Rigoletto de Giuseppe Verdi que l’Opéra de Montréal ouvre la saison 2010-11.


 «… un drame intense de passion, de trahison, d'amour filial, de vengeance et de mort dans un amalgame parfait entre la richesse mélodique, le pouvoir dramatique et la grande force réaliste d’une écriture musicale en symbiose avec la psychologie des personnages», voici en quels termes le communiqué officiel présente cet opéra.  


Dans ses débuts, le baryton anglais Anthony Michaels-Moore, qui débute à la compagnie, incarne Rigoletto, alors que le rôle du Duc de Mantoue est tenu par le ténor canadien David Pomeroy. Tous deux partagent la scène notamment avec la soprano américaine Sarah Coburn dans le rôle de Gilda, ainsi qu’avec deux artistes qui font leurs débuts à l’Opéra de Montréal, la basse vénézuélienne Ernesto Morillo (Sparafucile), et la mezzo-soprano canadienne Lauren Segal (Maddalena). Beaucoup d’autres artistes du chant lyrique composent la distribution.


J’ai bien aimé cette production du San Diego Opera, créée pour le New York City Opera même si le Rigoletto bossu d’Anthony Michaels - Moore manque un peu de relief. On a voulu jouer ici la carte du personnage plutôt linéaire, ce qui enlève une couche ludique au personnage original, à mon avis. Le ténor David Pomeroy, qu’on avait apprécié dans La Tosca, campe un Duc de Mantoue à la hauteur de son rang.  Mais la palme des voix sublimes du spectacle revient à la soprano Sarah Coburn qui nous a éblouis avec sa voix d’or.  Quel talent ! Les applaudissements nourris qu’elle suscite le prouvent bien. J’ai bien aimé aussi l’interprétation aisée de Lauren Segal et aussi celle d’Ernesto Morillo.  Un mot d’admiration aussi pour le chœur (magnifique) habilement dirigé par François Racine.
Les décors et costumes sont parfois un peu sombres mais toujours  élégants et fastueux.  Il faut voir les éclairages d’Anne-Catherine Simard-Deraspe particulièrement dans les scènes d’orage à la fin du spectacle. La foudre et les éclairs remplissent étonnamment la vaste scène de la Salle Wilfrid-Pelletier de concert avec la musique de l’Orchestre Métropolitain dirigé de main de maître par l’énergique Tyrone Paterson. Rigoletto avec son panache et ses airs connus est un choix judicieux pour ouvrir la 31e saison de l’Opéra de Montréal.


 

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En italien avec surtitres français et anglais.


À la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts jusqu’au  9 octobre.


Billetterie : (514) 842-2112


Pour en savoir plus : www.operademontreal.com

 

Photos et vidéo : Mario Landerman

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