Royal du Perron
Mercredi, 21 juillet 2010
par Royal du Perron

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Benoît XVI

Regards choqués sur le Vatican et le fondamentalisme reglieux



NDLR – Les médias publient de plus en plus de lettres ouvertes concernant la religion catholique romaine et la façon dont elle est dirigée depuis le Vatican. Que ce soit sur la brutale exclusion des femmes au sacerdoce, la malhonnête protection de Rome envers les membres du clergé pédophiles ou la phallocratie vaticane érigée en dogme, nos patriotes québécois en ont marre. Nous publions trois lettres de citoyens outrés du fondamentalisme religieux, qu’ils soient catholique ou autre. Nous trouvons impardonnable le mutisme des évêques et cardinaux canadiens quant aux motifs invoqués pour exclure les  femmes du sacerdoce.  Nous jugeons inexcusable aussi le silence complice de la Fédération des femmes du Québec en cette matière.


Pourquoi ce « silence » ?


Selon un dicton : « Qui ne dit rien consent ! »


Je me demande pourquoi les évêques du Québec gardent le silence à la suite des déclarations du Pape Benoit XVI. Pour la papauté, ordonner une femme prêtre (ce que font d’ailleurs des protestants) est un crime au même titre que la pédophilie. Ces déclarations sont aberrantes, insultantes et dégradantes pour les femmes. Non seulement les évêques devraient s’élever contre ces positions rétrogrades mais, ils devraient se séparer du Vatican et faire en sorte que l’Église québécoise soit indépendante et libre de toute influence extérieure. Sinon, cela serait souhaitable que les femmes se réveillent et quittent ces religions dirigées par des hommes opprimant. Nous avons aujourd’hui la preuve que les religions ne viennent pas de Dieu mais des hommes misogynes, on peut vivre une spiritualité sans ces institutions cléricales.


Andréa Richard
Auteure et conférencière
Trois-Rivières, Québec
andreagilles@cgocable.ca

 

»La pédophilie et l’ordination des femmes sont des crimes»


Le Vatican a récemment précisé que la pédophilie et l'ordination de femmes sont des crimes mais ... « pas de même nature » selon la loi canonique. La pédophilie dans le clergé serait un crime contre la morale alors que l'ordination de femmes serait un crime contre un sacrement.


Dans le cas du crime canonique contre un sacrement qu'est l'ordination de femmes, la sanction est l'excommunication automatique des femmes ordonnées ainsi que des évêques qui les ont ordonnées.


Dans le cas du crime canonique contre la morale qu'est la pédophilie par des membres du clergé, la sanction peut être l'exclusion de l'état ecclésiastique. Pas question d'excommunication automatique, ni pour les prêtres pédophiles ni pour les évêques qui les auraient couverts.


En comparant le degré de sévérité des sanctions canoniques dans l'un et l'autre des cas, il est évident que le Vatican considère l'ordination de femmes comme étant un crime plus grave que la pédophilie.


Et puisque dans la vraie vie, celle de la société civile, la pédophilie est un crime considéré comme très grave par le code criminel canadien, et que des évêques ont quand même gardé le silence pendant de longues années alors qu'ils savaient que des crimes contre la loi des hommes étaient commis en leur sein il n'est pas du tout étonnant qu'ils gardent le silence pour un crime exclusivement canonique (l'ordination de femmes) qui n'entraine aucune conséquence dans la société civile.


D'autant plus qu'au Québec nos religieux sont confortés par la collaboration complaisante de la population en général qui, à la fois, s'accroche à une image idéalisée de l'Église catholique et qui redoute de se faire ostraciser pour « anticléricalisme ».


Jacques A Nadeau

 

La phallocratie, le cul des religions


Ces temps-ci, journaux, gouvernants, citoyen-ne-s, croyant-e-s, non-croyant-e-s,  agnostiques, athé-e-s, associations, familles, intellectuel-le-s, etc. traitent de religion. Le sujet commun ciblé? Il est problématique et récurant. Mais cette fois, il se dénude!


L’impulsivité involontaire (!?!) de l’organe reproducteur des messieurs hyper-religieux ayant plutôt couché avec leur irresponsabilité, fait jacasser… Coups montés des médias? Oh que non! Un bouleversement social nourrit tout ce battage médiatique  débouchant sur un flagrant constat. Les puissants religieux du monde sont confrontés à une perte de contrôle «non assumée» d’une facette de leur humanité: la fin de l’importance de leur cul! Oups! Pardon! De leur sexe! Scandale ou vulgarité en osant ce mot? Non! C’est que j’en ai marre de ce culte du sexe mâle marié aux religions… L’égalité homme/femme leur flanque maintenant en pleine figure! J’emploie volontairement le mot «cul» parce que la sexualité a toujours eu une connotation négative, obsédante et répugnante par les moralisateurs religieux fondamentalistes. Y compris les catholiques. Parce que la beauté de la vie et la grandeur de l’amour en ont payé et en paient encore le dur prix! Parce que des coups bas sont ainsi portés à l’intelligence consciente de notre Race à chaque fois que la sexualité est violée, malmenée, rabaissée au nom du divin à travers le corps des femmes et des enfants qui en ressortent diminués dans leur humanité! Je m’explique…


Pédophilie commise par des prêtres catholiques que le clergé misogyne a cachés et protégés, aux 4 coins du monde! Le rejet de combien d’enfants bâtards nés du péché de la chair… Des milliers de femmes musulmanes «emBURKAnisées» ou «NIQABisées» parce que perçues seulement comme «de la viande à violer» (parole d’un chef musulman australien que les autorités de ce pays s’apprêtent à retourner en Égypte…). Ignorant le sens des relations et rapports sains (sans «t») entre les sexes, ce maudit fondamentalisme-là encouragent les détraqués sexuels, et font des femmes et des enfants, des esclaves, des dominés, des moins que rien. Mariages, ou plutôt p0édop0hilie bénie par des mollahs, de vieillards avec des petites filles au nom du dieu Allah… Le 24 mars 2010, à la page 35, dans le Journal de Québec, on peut lire, dans l’article intitulé «Yémen : pas de mariage avant 17 ans», l’argument du cheikh, Abdel Majid Zindani que voici: «Fixer l’âge du mariage est un acte qui contredit les préceptes religieux.»… car «…le prophète Mahomet s’est marié avec Aïcha alors qu’elle n’avait que 9 ans.» Puis…


Le célibat «obligatoire» des clercs romains: le «Saint-Siège» (les saintes fesses… pardonnez mon imagination) s’entête à conserver cette règle parce refusant de voir, sous leur complexe de supériorité, la sexualité sous un autre angle que la déchéance. De toute façon, un prêtre (toujours prêtre) m’a dit un jour : «Être célibataire n’empêche pas d’avoir des femmes (qu’il collectionnait les unes après les autres.» Un autre prêtre à qui je dénonçais un de ses confrères manipulateurs et séducteurs ayant donné une maladie vénérienne à plus d’une : «Ce sont des adultes consentants!»… Où se trouvent tendresse, respect, beauté de la sexualité dans ces rapports «du religieux» avec la sexualité, quand des milliers de maîtresses ou d’amants de prêtres ou d’évêques sont cachés, trompés, dominés par ceux-ci car ils ont effacé la case sentiment de leur cœur?


Et les prudes Juifs à boudins refusent d’être rappelés à l’ordre par une «police-à-seins» (elle n’a pas le bon cul…) Plions-nous à leurs caprices! Ils ne veulent pas voir les cuisses de femmes en tenue sport? Vite, installons-leur des vitres givrées! Un mari islamiste refuse qu’un homme médecin accouche ses femmes? Ce prude bonhomme ne voit que encore que du cul! Une femme musulmane sans visage social dans son linceul «noir tombeau» ne peut supporter le regard des hommes, car tout à coup leurs yeux seraient libidineux? Elle disparaît en devenant informe! Meurtres d’honneur islamistes parce que la jeune femme violée a l’hymen perforé… Ou parce qu’elle refuse de porter le voile sur sa chevelure «agace-pissette»… De prudes religieux demandent des piscines «sexuées (!?!)» pour leur baignade… Circoncision des pénis… Excision du clitoris… Infibulation du vagin… Et les cardinaux catholiques décident que seulement des pénis peuvent être ordonnés! Même ils en rajoutent… Une femme ou une jeune fille violée devient une criminelle si elle décide de se faire avorter ; ces bornés de religion ne saisissent pas que la femme ou l’enfant abusée veut rejeter cette acte de violence extrême qui est le contraire de l’amour et de la beauté du vivant; c’est le refus d’un acte méprisant, odieux, que je qualifierais de démoniaque car même l’animal ne le commet pas…! Comment peut-on en arriver à de tel raisonnement? Si dans cette hiérarchie de vieux gars, il y avait des pères de famille responsables qui auraient vu une de leur fille violée, je suis certaine qu’ils ne pècheraient plus par manque de compassion!


Il y a un bout à contenter la démence ! Comprenez-vous pourquoi l’état doit s’aligner sur la valeur de l’égalité des sexes qui doit primer sur le droit à cette «liberté» de croyances religieuses farfelues véhiculées par des arriérés fondamentalistes qui ignorent les rudiments de la psychologie moderne au sujet de la sexualité? Ce n’est sûrement pas la Charia interdisant les cours en sciences humaines et sociales qui améliorera les relations et rapports entre les humains et surtout entre les sexes! L’homme, la femme, l’enfant sont les visages concrets de la Vie ! La religion? Elle n’est qu’un support à la vie. Elle est devenue le «Nid des phallocrates», un accessoire de supercherie contraire à la nature et à la vie, un instrument de domination sexuelle de l’homme sur la femme, et un modèle de déshumanisation quand elle se vide d’une saine spiritualité avec ses ramassis de règles et de dogmes paranoïaques et déments axés sur le cul. 


Mais là où ça devient T R È S  P R O V O C A N T pour tout peuple, c’est quand des intellectuels intelligents, des élites lucides et des gouvernants compétents, sous prétexte d’être compréhensifs et accueillants devant la différence, nous demandent en tant que citoyens et citoyennes de cautionner par des accommodements religieux la déroute de ces fondamentalistes-là, qu’ils soient catholiques, juifs, islamistes! Nous faire croire que ces cultures ne sont pas rétrogrades, c’est nier la dignité humaine, c’est refuser l’égalité des humains! Il y a un bout à suivre la folie de ces théocrates aux pouvoirs dit divins conférés d’en Haut parce qu’il possède le bon «instrument du bas dans l’entre-jambe». Assez, c’est assez! Tous les fondamentalistes religieux raisonnant avec leur cul de phallocrates ont aveuglé le génie de leur cervelle. Ainsi, ils ont perdu la vision sensée des rapports matures et équilibrés entre les humains.  


Angélyne Vallée
St-Georges, Québec
angeva@cgocable.ca

 

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