11 décembre 2007 par Royal du Perron


Guerre et paix

C’est le temps des réjouissances, des grandes vacances de Noël.   Oui de Noël : jour de la Naissance de Jésus, le 25 décembre. En ce siècle de rectitude politique, je refuse d’utiliser de nouveaux vocables pour définir ce genre de choses.

Cette guerre me tue.

Je ne veux pas faire de politique, je parle en tant que citoyen.  Il m’a toujours semblé que le Canada n’avait pas à se mêler de la guerre en Afghanistan. D’y engloutir des vies humaines et des milliards de $ dans ce que la plupart des citoyens ne veulent pas.  À mon sens, les pays ne devraient s’engager dans une guerre qu’avec un mandat des citoyens clairement et librement exprimé lors d’un référendum.  À Ottawa, on dit que notre pays doit respecter l’entente avec les alliés. Foutaise !  Dans d’autres cas, le Canada renie d’importantes ententes internationales comme celles du Protocole de Kyoto, si important pour réduire l’émission des gaz à effets de serres.

Si on respectait davantage la vie et la dignité humaines, on garderait nos soldats ici, pour porter secours aux citoyens lors de catastrophes naturelles et on utiliserait ces sommes faramineuses pour donner un mode de vie décent aux plus démunis de la société (lieux chauffés pour les sans-abris, allocations mensuelles, logements sociaux, etc.). Plusieurs enfants de chez nous – nos jeunes compatriotes - se rendent à l’école sans déjeuner. En plus de dilapider des sommes faramineuses à la guerre, le Canada accuse cette année des milliards en surplus et il ferme les yeux sur la pauvreté de plus en plus visible.

Lors de la récente guignolée des médias, nous avons contribué en donnant quelque argent ou boîtes de conserves, ce qui pourra nourrir un peu mieux une famille durant une semaine.  Mais voilà, il y a 52 semaines dans l’année.  Dès janvier, les pauvres auront faim mais on les oubliera pour magasiner nos RÉER afin de les placer dans l’institution financière offrant les meilleurs placements. Tout le monde le sait mais il fallait que quelqu’un le dise. Si j’ai l’air cynique, j’en suis désolé.

Là-dessus, je vous souhaite de Joyeuses Fêtes. Et Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.