Philippe Gobeille
Mardi, 19 avril 2011
par Philippe Gobeille

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Shirley Valentine

Shirley Valentine : jongler avec les gestes du quotidien

 

Elle entre sur scène, sans même dire un mot, elle range méthodiquement son épicerie, elle se sert doucement un verre de vin et soupire… Instantanément, le public craque pour cette Shirley Valentine que Pierrette Robitaille nous sert sur un plateau d’argent. Seule dans sa cuisine, une femme de 49 ans qui – incrustée dans les rituels routiniers d’une «Sainte-Jeanne, patronne des ménagères» – réfléchit sur l’opportunité qui lui est offerte de quitter sa vie morbide le temps d’un voyage de deux semaines en Grèce. Déchirée entre le désir et le devoir, l’héroïne s’attarde sur «la vie que l’on vit sans vivre» et les gens qui influencent nos choix.

L’atmosphère est aux confidences et aux émotions sincères. On y reconnait la grande sagesse et la solide expérience de Pierrette Robitaille qui peut nous réciter ce massif texte sur une agile chorégraphie de mouvements ménagers, tout en personnifiant la longue liste de personnages qui habitent les récits de Shirley.

Avec l’aide d’un décor culinaire entièrement fonctionnel de Guillaume Lord, Jacques Girard (qui avait aussi mis en scène Pierrette est enchantée) nous plonge dans un univers des plus réalistes… un lieu où l’imaginaire n’a peu de place, tout comme la vie dans laquelle se retrouve Shirley.

C’est avec cet entretien très touchant entre une femme et son mur de cuisine, que DUCEPPE clôt sa saison 2010-2011. Un texte signé Willy Russel, traduit par Michel Dumont, dans une mise en scène de Jacques Girard, avec le talent légendaire de Pierrette Robitaille.

Shirley Valentine est à Montréal jusqu’au 14 mai, pour ensuite partir en tournée au Québec.


Billets disponibles au (514 842-2112 ou  www.laplacedesarts.com.

 

Pour en savoir plus : www.duceppe.com

 

Photo : François Brunelle

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