Royal du Perron
Mercredi, 16 juin 2010
par Royal du Perron

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The Jazz Singer

The Jazz Singer : pur enchantement


Il s’agit de la pièce de Samson Raphaelson datant de 1925. Deux ans plus tard, on en tirait le film mettant en vedette Al Jolson. Cette fois, le tout a été adapté en comédie musicale par l’artiste en résidence du Centre Segal, Elan Kunin qui a signé le livret et les chansons, en plus de composer la musique.


The Jazz Singer


Mais ce n’est pas tout, Kunin défend comme acteur, chanteur et danseur le rôle-titre de cette production de haut calibre mise en scène par Bryna Wasserman.


L’action se déroulant à New York durant la riche et tumultueuse période des années folles, permet de faire incursion dans une famille juive, de connaître ses us et coutumes ainsi que ses traditions les plus chères. Le chantre d’une synagogue de Brooklyn prend de l’âge et il aimerait bien que son fils le remplace pour chanter aux cérémonies officielles du Yom Kippour. Mais l’ambitieux jeune homme, qui étudie la musique est résolument tourné vers le jazz. Déchiré par l’envie de répondre au souhait de son père et son désir légitime de se produire à Broadway, Jacob vivra sur scène le dilemme de sa vie. 


The Jazz Singer


Quel beau tour de force que cette production. Elan Kunin est entouré d’excellentes chanteuses dont Lisa Rubin dans le rôle de Miriam et Nadia Verrucci dans celui de Mary. J’ai beaucoup aimé aussi les superbes voix de Fishel Goldig incarnant Cantor et Josh Gonshor dans la peau de David. En fait, toute la distribution est merveilleuse. Un mot sur l’orchestre de six musiciens dirigé par John Gilbert, j’aurais voulu l’entendre davantage mais peut-être qu’en jouant plus fort, la musique aurait enterré les voix. Gilbert est un musicien de grande expérience, il a notamment dirigé l’orchestre de la comédie musicale Chicago, à Montréal et Paris. Toute la distribution évolue gaiement sous les habiles éclairages de Martin Sirois qui sait habiller de lumière les éblouissantes chorégraphies et tamiser à perfection les scènes de salle à manger. Le plateau tournant du théâtre est abondamment mis à contribution offrant au spectateur de multiples tableaux où chaque détail et accessoire est soigneusement placé. 


The Jazz Singer


Pur enchantement, les chorégraphies de Jim White (un habitué de Stratford) qui réussit à faire danser simultanément et avec aisance jusqu’à 34 chanteurs et chanteuses sur scène. On n’a pas assez d’yeux pour tout voir. The Jazz Singer, une comédie musicale à la fois drôle et touchante, superbement dosée, présentée à un rythme soutenu, avec une scène finale absolument superbe.  À ne pas manquer.


Présenté en yiddish avec surtitres français et anglais.

 
Au Centre Segal, jusqu’au 27 juin
Billetterie : (514) 739-7944
Achat de billets en ligne : www.admission.com

 

Pour en savoir plus : www.centresegal.org


Photos : Randy Cole

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