Mario Landerman
Jeudi, 27 mai 2010
par Mario Landerman

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

Jonathan Collin

 

Jonathan Collin : Ce n’est qu’un au revoir!

Le dimanche 16 avril avait lieu un spectacle intime, de Jonathan Collin au Monument -National.  Seule prestation de Collin à Montréal avant de repartir pour la France, ZoneCulture a eu le privilège de voir le spectacle, tout en s’entretenant avec l’humoriste au parcours des plus particuliers. 


De son métier original de coiffeur, Collin bifurque en 2003 vers l’humour, via un spectacle bénéfice à la salle Olivier-Guimond.  Son premier personnage, improvisé, un prêtre des moins conventionnels, est bien accueilli par le public qui en redemande.  Pour l’artiste, c’est le coup de foudre. 


Jonathan oblige, et performera par la suite dans d’autres spectacles bénéfices, dont un en 2005 à la Maison de la culture Mercier.  Je me trouvais dans la salle, à cette époque en simple spectateur.  Déjà, j’avais été surpris par la galerie de personnages de Collin dans une prestation antérieure.  Ce qui ressortait maintenant était l’assurance de plus en plus marquée d’un homme qui, après avoir trouvé sa force, s’appliquait à peaufiner le tout.


Son ascension se poursuivra, du Musée Juste pour rire, au Théâtre St-Denis, en passant par le Corona.  La popularité de l’humoriste ne se démentira pas avec les années.


Puis, la France le réclame, et c’est la conquête gauloise qui commence.  L’invasion de ce César de l’humour se fait de façon beaucoup plus souple que son illustre prédécesseur, avec cascades de rires en prime.  On se l’arrache.  Avant de finir en morceaux, Jonathan Collin revient se ressourcer au Québec.

 

Jonathan Collin


La prestation au Monument-National est significative car Collin est déjà à préparer son nouveau spectacle.  Et l’humoriste nous en a même donné en exclusivité le titre : Ma vie complètement refaite.  Un numéro inédit, fort prometteur du reste, a d’ailleurs été dévoilé, histoire de nous tenir en haleine jusqu’en 2011!


En attendant, ce que Collin nous propose est déjà bien séduisant.  Sa galerie de personnages, variée, fait autant rire que réfléchir.  Qu’il s’agisse de ce coiffeur gai qui ne manque pas de toupet, du professeur de danse extrêmement gâté par la nature, ou encore de ce vieil homme confus.  Qui ne connaît pas un de ces personnages dans la vie de tous les jours, sinon les trois?  Et dans plusieurs de ces numéros, Jonathan Collin fait participer le public, ce qui donne parfois lieu à des résultats hilarants, surtout lorsque ce dernier a la langue bien déliée!


Le public participe également au spectacle via un vox pop qui sert de transition entre les numéros.  Comme toujours lors de ce genre d’exercice, il y a de nombreuses réparties comiques de la part des gens pris les culottes baissées, si on peut dire.


Et que dire du prêtre, ce portrait irrévérencieux que Jonathan traîne comme un personnage fétiche de spectacle en spectacle, avec toujours le même bonheur?  Peut-être une avenue à explorer, pour l’église catholique!

 

Jonathan Collin


Jonathan Collin est un exemple de talent qui réussit à percer sans pour autant passer par l’École nationale de l’humour.  N’en déplaise à tous ceux (et ils sont nombreux) à graduer de cette institution du rire, quelque chose doit être dit pour la formation « sur le terrain ».  En effet, certaines choses ne s’apprennent qu’au contact avec le public, lequel est le juge suprême qui  adopte ou rejette un humoriste. 

Aussi, l’école enseigne-t-elle des métiers connexes à ceux d’humoristes ?


Car, ne nous leurrons pas, beaucoup sont appelés par la vocation au séminaire de l’humour, mais bien peu revêtent la chasuble de Victor dans les grandes messes des galas Juste pour rire.  À ces laissés pour compte, une chance d’évoluer dans le domaine de l’humour, avec des métiers reliés, devrait être donnée avec un programme d’éducation approprié.


Pour revoir ce phénomène autodidacte, il vous faudra attendre son retour de France.   Si d’emblée les Français le laissent retourner sain et sauf au Québec !

 

 


Entre temps, Jonathan Collin sera dès le 5 juin à Toulon pour présenter son premier spectacle de la nouvelle tournée.  Puis, destination Argeliers dans le sud de la France le mercredi 9 juin avec une série de spectacles avant de revenir vers Lyon au Studio Club le 25 juin. 

 

Pour en savoir plus : http://www.facebook.com/#!/group.php?gid=164871827992&ref=ts


Photos : Mario Landerman

Vidéo : Daniel Chartier

©2010, zoneculture.com--Tous droits réservés