25 février 2008 par Evens Kénol


Festival Temps d’Images : soirée d’ouverture

Cette 3ieme édition du Festival Temps d’Images nous fait connaître les nouvelles façons de voir et de vivre l’art. Au cours de cet événement pluridisciplinaire, le public ainsi que de nombreux artistes québécois et européens se croiseront à l’Usine C  durant 10 jours consacrés à des rencontres inédites entre les arts de la scène et les arts de l’image.

La programmation comporte 5 volets : des ateliers de création, des spectacles, des projections, des installations et des discussions entre le public et les artistes. Temps d’Images Montréal, est supporté entre autre par ARTV, ONF, et le Ministère des Affaires municipales et Régions. D’ailleurs, une aide financière de 12 000$ provenant du Fonds de développement de la métropole  fut attribuée à l’Usine C. Cette bourse du ministère vise à susciter et à soutenir l’essor économique, culturel et social de la région métropolitaine de Montréal. Ainsi, Temps d’Images s’inscrit dans un réseau international qui réunit dix événements dont neuf qui se déroulent en Europe et un seul en Amérique du Nord, à Montréal. L’Édition 2008 réunit des artistes en provenance de sept pays : Mexique, Espagne, Pays de Galles, Belgique, France, Allemagne et Canada. 

Après avoir fait les présentations et remercié les commanditaires, Daniel Danis qui est porte-parole de cette 3ieme édition, invita la presse à aller voir Bipolaire (Canada). C’est inspiré par les écrits sur le double, les miroirs, les ombres et par ceux du philosophe allemand Peter Sloterdijk  que  l’idée originale d’Emmanuel Sévigny met en scène une femme (Marie Brassard)  qui entretient une relation étonnante avec son double.

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’attendais de voir ce chantier d’expérimentation et de théâtre d’images que nous proposait le premier événement de la soirée d’ouverture. Bipolaire présentait pour la toute première fois la plateforme PLAYMIND, dispositifs d’écrans intelligents. Je dois avouer que j’ai trouvé longues et pénibles les explications que donnèrent les protagoniste, Emmanuel Sévigny et Marie Brassard qui donnaient l’impression de mal connaître leur propre projet – raison probable de nombreux balbutiements durant leur présentation. Je n’ai pu comprendre exactement l’essence même de cette aventure technologique qui se voulait une expérience complètement nouvelle en mettant en avant plan l’interaction entre le jeu de l’acteur et l’image. Une meilleure préparation serait de mise afin de pouvoir mettre les gens dans le contexte de progrès et de chantier que se voulait l’événement. Je m’attendais en tant que spectateur à être surpris et immergé dans un espace virtuel, mais tout ce que j’ai pu expérimenter durant la demi-heure, c’est cinq minutes de vidéo sur trois écrans et une technologie encore à l’état embryonnaire. Laissons le futur être le vrai juge du développement de cette idée géniale sur papier, mais qui doit encore surmonter certaines lacunes avant satisfaire les exigences du spectateur moyen.

Suite à cette déception, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai assisté au spectacle Scarface (Pays de Galles)… Je me passe de commentaires car je cite ici mon ami : « Au secours…C’est n’importe quoi ! »  Ce spectacle se veut un hommage au film éponyme mais tout ce que l’interprétation d’Eddie Ladd  laissé dans ma mémoire c’est les éclats de rire de mon compagnon qui croyait que c’était une farce et une femme hystérique devant un écran bleu. Moi, je voulais plutôt pleurer. Dans le fond, d’une manière ou d’une autre, ça ne vous laisse pas indifférent. Espérons pour l’amour de l’art que des  ajustements seront apportés pour des représentations futures.   

Festival Temps d’Images, à l’Usine C du 21 février 1er mars 2008.

Pour en savoir plus : http://www.tempsdimages.org/

Photos : Web