18 juin, 2007 par Royal du Perron


La saga des Mayas

Quand je l’ai découverte il y a une vingtaine d’années, je suis tombé sous le charme et j’y suis retourné assez souvent. Les Mexicains lui ont donné le joli vocable de Riviera Maya. Si ce nom bien branché, semble évoquer une quelconque similitude avec les rivieras françaises ou italiennes, la comparaison s’arrête là. D’abord l’eau de la mer des Caraïbes étale un bleu turquoise comme celle de la piscine,  En prime, un sable doux, fin et frais. Et le climat permet de s’y baigner toute l’année durant. Éviter cependant la saison des ouragans.  On se souvient qu’Andrew, en 1992, fut particulièrement dévastateur dans la région.

La création d’une station balnéaire


La Riviera Maya, c'est aussi la douceur de vivre

Dans le but de décongestionner Acapulco devenu surpeuplée dans les années ’70, le ministère du tourisme mexicain a programmé son ordinateur central afin qu’il désigne un coin de pays permettant d’établir une nouvelle station balnéaire. On imagine les nombreux critères auxquels on a soumis l’humble machine : une mer resplendissante, propre et facilement accessible. Ajoutez à cela l’incontournable brin de culture millénaire pour les excursions et à ce chapitre, le touriste est servi à souhait. 

En peu de temps, l’ordinateur a pointé Cancún, un joli banc de sable blanc, sur une mer turquoise, à proximité d’Isla Mujeres.  La côte du Quintana Roo, avec Puerto Morelos, Playa del Carmen, Ixcaret et Tulum, est donc devenue un lieu de vacances privilégié avec une mer superbe et des lieux culturels fort enviables à proximité.

Un peu d’histoire


Tulum, la seule forteresse Maya en bord de mer,
constitue le terminus sud de la Riviera

Les Mayas occupaient jadis plusieurs états mexicains : le Yucatán, Tabasco, Campeche, les Chiapas et le Quintana Roo. De même qu’une partie de l’Amérique centrale : le Guatemala, le Salvador, le Honduras, sans compter Belize, totalisant 50,000 km carrés.


Le dieu Chacmool fait partie intégrante
du complexe de Chichén Itzá

Leurs origines dateraient de 5,000 ans av. J.-C. La culture maya a laissé un héritage considérable dont les vestiges demeurent présents encore de nos jours.  Le plus exemple et peut-être la réputée pyramide de Chichén Itzá dans le Yucatan.  On se souvient qu’en mars 2006, le président mexicain d’alors, Vicente Fox avait choisi ce lieu mythique pour une rencontre trilatérale de l’ALENA (Accord de libre-échange nord-américain) avec le président états-unien George W. Bush et le premier ministre canadien Stephen Harper.

L’édifice cruciforme, avec ses quatre escaliers de 91 marches, totalisent 364 marches, la dernière, sorte d’observatoire plate-forme surplombant les quatre parois latérales, complète ainsi le calendrier romain. Le touriste peut en gravir le sommet à la condition de ne pas regarder en arrière mais attention, la descente pourrait occasionner le vertige car les marches sont hautes, étroites et dangereuses. On a d’ailleurs installé des câbles de rétention pour protéger et secourir les touristes plus téméraires qui ont osé franchir à pied la pyramide.  Le jeu en vaut pourtant la chandelle, les silhouettes et les têtes de serpent gravées dans la pierre de haut en bas représentent l’heure exacte du jour, selon les saisons et la position du soleil.

Ailleurs sur le vaste site de Chichén Itzá, le terrain du «jeu de balles» avec gradins en pierres, a conservé son aspect d’antan. À l’époque, les éliminatoires se terminaient par une grande finale, une joute serrée à laquelle seuls les «grands-prêtres» et les notables pouvaient assister.  Et, lors d’une cérémonie grandiose, on immolait le capitaine de l’équipe… gagnante !  C’était alors une immense gloire pour la famille d’offrir la tête du vainqueur aux dieux qui devaient immortaliser son âme.  Autres temps, autres mœurs.

Cozumel pour la plongée sous-marine


À Xcaret, les dauphins semblent heureux de nager avec les touristes

En parcourant la côte, une fois visitée Playa del Carmen et ses jolies plages, pourquoi ne pas prendre le traversier (45 minutes) et se rendre à Cozumel, arrêt obligé des escales de croisières et haut-lieu de la plongée sous-marine ? Ici, le parc national Chankanab offre l’occasion de se plonger dans une oasis de paix, de calme et de sérénité.  Ajoutez à cela les parfums capiteux d’une végétation luxuriante et vous vous féliciterez d’avoir déboursé les quelques dollars en frais d’entrée.

Puerto Morelos pour une bonne table

Propriété de la famille Fernandez, l’auberge Posada Amor, à Puerto Morelos est reconnue mondialement pour sa table.  Je m’y suis rendu à quelques reprises pour y passer les fêtes de fin d’année. Un magnifique jardin est à la disposition des clients. Le confort est convenable, le service courtois et l’atmosphère bon enfant. La location des chambres en demi pension est intéressante car elle permet de profiter de l’excellente table à un coût considérablement réduit.  Vous dégusterez ici poissons et fruits de mer comme nulle part ailleurs.

À Tankah, (70 milles au sud de Cancún), près d’Akumal, s’étend paresseusement Playa Naturel.  Si vous n’aimez pas les foules, ce petit établissement avec son unique villa et ses quatre chalets, n’accueille que 14 clients à la fois. La plage de sable blanc est clôturée des deux côtés afin d’assurer l’intimité des baigneurs et rendre ainsi disponible le bronzage intégral. On peut y faire du kayak de mer, de la plongée en apnée et terminer la journée par un bon massage. Mais vous l’aurez compris, il faut réserver longtemps à l’avance pour profiter de ce petit paradis en bord de mer. 

Isla Mujeres


À Xel-Ha, la nature offre une beauté irrésistible

À une heure de Cancún, une charmante petite île, essentiellement touristique, reçoit chaque année de multiples visiteurs. Isla Mujeres (l’île des femmes), ne compte que 15 000 habitants pour une superficie de 1 100 km².  Pourquoi l’avoir appelée ainsi ? Plusieurs légendes en font foi mais l’une d’elles attribue son nom au grand nombre de statuettes féminines découvertes par les Espagnols alors qu’une autre veut qu’un grand nombre de femmes y aient habité à l’époque des pirates.

Comme on le sait, il s’agit en fait d’un minuscule lopin de terre de quatre par huit kilomètres. Si on est pressé, il faut louer une voiturette de golf pour découvrir toutes ses beautés car le long du parcours la mer est omniprésente, quel que soit l’angle du regard. Un périple, qu’à coup sûr, vous ne sauriez regretter.

La Riviera Maya allie charme et beauté, histoire et culture.  Le meilleur des deux mondes pour des vacances équilibrées.

Pour en savoir plus : http://www.visitmexico.com

Photos : sources diverses